Mise en avant

Présentation

Bonjour,

Depuis plusieurs années, je m’intéresse aux créateurs québécois, à leur parcours professionnel et personnel. J’ai d’ailleurs publié un bon nombre d’entrevues sur le site web de Bible urbaine et ces dernières ont connu une belle visibilité. Cela m’a motivée à créer un blogue qui s’intéresse particulièrement aux talents d’ici. Que ce soit les bijoux, les vêtements, la décoration ou les produits corporels et gourmands, je suis soucieuse de consommer le plus localement possible. J’adore parler avec des gens passionnés et prendre des photos de leurs créations. Je désire par mes rencontres, vous faire découvrir de nouveaux coups de coeur québécois.

Je vous invite également à me laisser vos commentaires et vos suggestions sur mon blogue. Bonne lecture!

Vous êtes un créateur québécois et vous désirez me rencontrer? Envoyez-moi vos demandes pour une entrevue à romiquirion@hotmail.com. À bientôt!

 

 

Entrevue avec Marie-Ève Brouillard de Cherry Bobin dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Des tissus écologiques qui embellissent tous les types de silhouettes

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Marché Bonsecours de Montréal, que nous avons rencontré la talentueuse designer pour en savoir un peu plus sur son métier. La créatrice conçoit de jolis vêtements, qui tombent parfaitement, tout en s’approvisionnant en tissus écologiques. Ses créations aux coupes qui s’adaptent à différents types de femmes se caractérisent par leurs matières douces qui sont, en plus, d’une qualité supérieure.

Marie-Ève Brouillard a participé à onze éditions de la Braderie de mode à Montréal. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce rassemblement de créateurs québécois, elle explique: «Ça nous permet d’écouler nos restants de collection des années passées, ça c’est génial. Quand on fait notre collection, on sait qu’on peut en produire des fois un peu plus, en sachant qu’on ne restera pas pris avec. Aussi, ce que j’aime beaucoup, étant donné que je n’ai pas de boutique, c’est d’être en contact avec le client. Je vois les vêtements essayés sur différents types de silhouettes. Parfois, les gens ne savent pas que nous sommes les designers, donc ils passent plein de commentaires et nous on les enregistre.»

La jeune femme a commencé dans l’industrie de la mode en complétant une technique en design de mode et, ensuite, elle a obtenu un baccalauréat en administration, profil marketing. Elle a travaillé quelques années dans l’industrie de la mode au niveau marketing et achats pour des compagnies de type lingerie. Cependant, le désir de créer sa compagnie demeurait en elle. Lorsqu’elle a eu l’opportunité de changer d’emploi, elle a décidé de faire le saut pour partir Cherry Bobin, en 2009.

La créatrice mentionne qu’elle s’inspire principalement des tissus qu’elle trouve. «On est au Québec, on a un choix de tissus quand même limité. Donc, j’aime bien partir des tissus, je vais en magasiner, je vois ceux qui me parlent, qui me donnent des idées, et après ça s’enligne naturellement. Je m’inspire beaucoup des clientes qui portent mes vêtements. Je vois c’est qui, je vois ce qu’elles aiment.» Avec le temps, la propriétaire nous confie qu’elle connaît les modèles qui sont populaires auprès de sa clientèle, donc elle essaie de réintégrer ses bons vendeurs en les modifiant légèrement.

Marie-Ève inclut les fibres naturelles dans ses collections. Elle précise qu’elle a toujours eu une fibre verte dès son plus jeune âge. «Il y a six ans, quand j’ai commencé, je trouvais que c’était plutôt du recyclé, du patchwork qui est personnellement moins mon style; je trouvais qu’il n’y avait pas une offre très grande pour les fibres naturelles.» Elle a ajouté que ses tissus, en plus d’être verts, possèdent d’autres aspects positifs, comme leur douceur, leur confort ainsi que leur qualité.

Ce n’est pas la totalité de la collection qui est conçue avec des tissus écologiques, mais la conceptrice s’est donné comme défi que tous ses tissus unis devaient être faits de fibres naturelles. D’ailleurs, son coton organique noir est tricoté à Montréal. La compagnie qui fait la teinture a également un souci de l’environnement. Bonne nouvelle: à partir de l’automne prochain, toutes ses couleurs unies en bambou seront fabriquées à Montréal.

La fondatrice de Cherry Bobin est contente de pouvoir offrir des vêtements aux coupes flatteuses, qui cachent les petites imperfections. Elle pense à un modèle de jupe qui est bien apprécié puisqu’elle cache bien le petit ventre. De plus, elle est fière de créer des robes qui camouflent bien et dans lesquelles les femmes se sentent à l’aise.

Aussi, elle vend bien des bons basiques comme les petits hauts que les clientes adorent. Elles viennent s’en procurer dans d’autres couleurs, car ils sont passe-partout. «Oui, on veut faire des vêtement super hot, mais en même temps je veux que ce soit pratico-pratique. Des vêtements que l’on peut porter à tous les jours», précise-t-elle.

Marie-Ève Brouillard sera à La Braderie de mode québécoise de Québec, qui aura lieu du 7 au 9 novembre au Terminal des croisières Espace Dalhousie. Pour découvrir ses vêtements qui mettent en valeur les femmes et qui sont douillets, visitez son site Web au www.cherrybobin.com.

Entrevue avec Guylaine Roberge de Grob dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: De charmantes créations, faciles à porter

Publié le 7 novembre 2014 sur Bible urbaine

Grob-RomiQuirion

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Marché Bonsecours de Montréal, que nous avons questionné Guylaine Roberge pour en savoir un peu plus sur son métier. La créatrice conçoit des vêtements féminins et mélange souvent les tissus, les textures et les couleurs pour créer des pièces aux multiples détails. Grob existe depuis 2006 et ses créations aux coupes classiques réinventées ont en plus l’avantage d’être confortables.

La designer participe à la Braderie de Montréal depuis 2007. Elle prendra part à cette édition de la Braderie de Québec pour la toute première fois. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle apprécie ce rendez-vous des amateurs de mode, qui fêtait son vingtième anniversaire cet automne, elle nous explique: «C’est le contact avec le public. Les seuls évènements de vente que je fais sont la braderie et les ventes d’ateliers. Voir les gens essayer mes vêtements, ça me donne des indices pour savoir ce qui fait bien. Ça permet aussi de liquider ce qui me reste des anciennes collections.»

La jeune femme nous explique qu’elle a toujours voulu être créatrice de vêtements. «J’étais toute petite et je dessinais déjà des vêtements; j’avais 6-7 ans. J’avais mon nom de griffe et je mettais des prix à côté de mes vêtements. C’est vraiment un rêve d’enfant qui s’est réalisé, que j’ai toujours conservé en moi. Je viens de Trois-Rivières et je suis allée à Montréal étudier au Collège Marie-Victorin. J’ai travaillé dans l’industrie quelques années avant de partir à mon compte.»

La créatrice mentionne qu’elle puise son inspiration dans la vie de tous les jours. «Quand je crée, il faut que j’aie envie de porter mes vêtements. Je suis inspirée quand je suis en voyage, quand j’écoute de la musique. D’une collection à l’autre, c’est jamais vraiment pareil. Je m’inspire beaucoup des tissus, des matériaux quand je vais voir mes fournisseurs. S’il y a un imprimé que j’aime, tout de suite je vois une robe là-dedans, c’est instantané.»

Elle commence toujours la création d’une collection avec les tissus qu’elle se procure chez ses distributeurs avant de dessiner ses modèles. Elle prend des échantillons de ses tissus coup de cœur. Avec cela, elle va faire des assemblages. «J’aime bien mélanger les textures, les couleurs, les mixtes», a-t-elle confié.

Guylaine partage ses préférences dans ses créations: «Je pense que mes chemisiers, à chaque collection, ils sont vraiment aimés. Ce sont toujours mes pièces favorites, je suis très chemisiers. Mes robes aussi fonctionnent beaucoup auprès de la clientèle.»

Sa clientèle cible est assez large, selon la propriétaire de Grob. Les femmes qui achètent ses vêtements se situent entre 20 et 45 ans: «Ça va dépendre de chaque modèle. J’ai des petites vestes qui peuvent faire à tout le monde. Ils sont faciles à porter, mes vêtements. Ce sont des vêtements de tous les jours.» Parmi les commentaires positifs qu’elle reçoit le plus souvent de ses clientes, sa griffe est semble-t-il très confortable, et ses tissus, vraiment doux et appréciés.

La conceptrice s’approvisionne chez des fournisseurs de tissus à Montréal. Elle précise que plusieurs autres artistes vont aussi choisir leurs tissus dans ces endroits. Entre créateurs, elle explique qu’ils essaient de se le dire lorsqu’ils sélectionnent un tissu coup de cœur. Pour ainsi éviter des modèles trop similaires, qui se retrouveraient dans les mêmes boutiques.

Guylaine Roberge sera à La Braderie de mode québécoise de Québec, qui aura lieu du 7 au 9 novembre au Terminal des croisières Espace Dalhousie. De plus, elle ouvrira les portes de son atelier au public lors du Marché de Noël avec les designers de la Grover (sur Parthenais). Ce dernier aura lieu du 11 au 14 décembre prochains. Pour découvrir ses vêtements confortables et coquets, visitez son site Web au www.grobcollection.com.

 

Entrevue avec la designer Ève Lavoie dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Sérigraphie et versatilité

Publié le 3 novembre 2014 sur Bible urbaine

EveLavoie-entrevue-Bibleurbaine-RomiQuirion

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Marché Bonsecours de Montréal du 23 au 26 octobre 2014, que nous avons rencontré l’humble designer pour en savoir un peu plus sur ce qui l’inspire pour l’élaboration de magnifiques collections. La créatrice conçoit des vêtements délicats qui intègrent une touche de sérigraphie. Ève Lavoie se spécifie par ses créations confortables et coquettes qu’on a le goût de porter pour plusieurs occasions de la vie quotidienne.

 

Ève Lavoie a fait plusieurs éditions de la Braderie, bien qu’elle ait commencé dans la section espace créative la première année. Elle avait bien vendu et les clientes étaient enthousiastes. Elle a donc décidé d’installer son kiosque par la suite dans la grande salle. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle appréciait participer à ce regroupement de talents québécois, qui célébrait ses vingt ans cet automne, elle nous explique: «Le contact avec les clients, puisqu’on est toujours dans l’atelier et dans notre tête à créer. Au moins on peut parler avec eux, ils peuvent nous dire ce qu’ils aiment, on peut les voir porter les vêtements, ce qui serait à améliorer, etc. Ça donne une meilleure réponse à ce que l’on fait.»

Au départ, ce n’était pas prévu que l’artiste gagne sa vie avec la création de vêtements, car elle n’a pas étudié en mode. Elle faisait des morceaux pour elle-même, comme elle ne trouvait pas de vêtements chouettes et confortables. À l’époque, elle travaillait dans un café, et les gens la complimentaient sur ses vêtements. Elle a donc commencé à en créer sur mesure pour ses clients. «Mes clients circulaient avec mes vêtements. Il y a des boutiques qui se sont montrées intéressées. J’ai commencé à faire une petite production pour elles. C’est parti comme cela et ça marchait tellement bien.»

La jeune femme, qui a un parcours en arts, mentionne qu’elle trouve un thème par saison pour ses collections: «J’ai souvent besoin d’une ligne guide pour m’inspirer. Comme cet hiver, c’est le thème chalet, donc les vêtements sont confortables, mais chics un peu». Chaque saison, la designer explique qu’elle fait des recherches autour de sa thématique et se documente un bon mois avant de commencer la production. «Si c’est un pays comme l’Islande, par exemple, je vais m’informer sur le pays, je vais voir ce qui se passe là-bas, l’architecture, la musique… Ça vient de mon parcours, j’ai l’habitude de faire de la recherche avant de commencer un projet», nous a partagés Ève.

La créatrice mentionne qu’il est important d’avoir sa touche personnelle puisqu’à Montréal les designers ont accès aux mêmes tissus. Elle se différencie par ses imprimés, car c’est la sérigraphie qui l’a amenée à faire des vêtements. Ça lui permet en plus de faire ses propres dessins, d’aller chercher ce qu’elle veut comme détails. Les imprimés attirent beaucoup de fans«Il y a des femmes qui capotent. Quand, j’ai fait un vélo, les femmes qui font du vélo voulaient absolument leur robe. Dans la dernière collection, j’ai fait des lapins et, encore là, cela a stimulé les passions.»

L’entrepreneure remarque que les gens aiment vraiment que ce soit confortable: «Je vise aussi beaucoup le confort, la versatilité. Je veux que ça soit chic et relaxe en même temps». En plus, les femmes se font souvent complimenter lorsqu’elles portent ses créations. Ce sont aussi des vêtements polyvalents qui se portent bien au travail, en soirée ou pour aller chercher les enfants.

Selon la conceptrice, ses vêtements s’adressent à la femme active, qui aime la vie et qui est dynamique. «Ce sont des vêtements qui paraissent bien et qui bougent bien. Quand tu arrives à la maison, tu n’as pas envie de les enlever», ajoute-t-elle.

Ève Lavoie sera à La Braderie de mode québécoise de Québec qui aura lieu du 7 au 9 novembre au Terminal des croisières Espace Dalhousie. Une vente d’atelier est également prévue le 28 novembre prochain. Pour découvrir ses vêtements féminins et thématiques, visitez son site Web au www.evelavoie.com.

 

 

Entrevue avec Sophie Guillemette de Kiitsch dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Une touche rétro et éclatée

Publié le 30 octobre 2014 sur Bible urbaine

Kiitsch

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait le week-end dernier au Marché Bonsecours de Montréal, que nous avons rencontré la dynamique designer pour en savoir un peu plus sur sa passion pour la mode d’antan. Sophie Guillemette conçoit des vêtements uniques avec une petite touche éclatée tout en s’approvisionnant en textiles récupérés. Kiitsch existe depuis 2011 et ses créations intemporelles se caractérisent par leur look vintage, leurs couleurs osées ainsi que leurs petits ajouts punchés.

La créatrice en est à sa deuxième édition de la Braderie dans la section relève créative. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle apprécie ce rassemblement de créateurs québécois, qui fêtait son vingtième anniversaire cet automne, elle nous explique: «Non seulement il y a beaucoup de monde et c’est un évènement où il y a de la visibilité. Entre artisans, il y a une simplicité; tout le monde s’entraide. Les ventes aussi sont là, on se le cachera pas.»

La jeune femme se caractérise par son côté écologique, car elle oeuvre au niveau de la récupération de textiles depuis maintenant douze ans: «Plus les années avancent, plus je trouve ça important. J’essaie de faire ma part pour la planète, il y a tellement de tissus jetés. En même temps, ça donne justement des looks différents, des robes souvent uniques. Non seulement c’est écologique, mais c’est différent, je trouve cela hypervalorisant.» Elle produit également des accessoires comme des mitaines, des foulards et des tuques pour utiliser les surplus de tissus. Lorsque ces derniers sont trop petits, elle va même jusqu’à donner ses retailles à une autre designer.

La créatrice écologique mentionne qu’elle s’inspire du street style pour ses collections. «Je trouve qu’ils mettent souvent n’importe quoi ensemble et c’est beau. Ça me fait triper. Ce sont tous des gens qui osent plus que la moyenne, je trouve cela inspirant. Aussi, les It girls sont des blogueuses, elles courent souvent ce qui est spécial. Elles sont différentes et j’aime ça être surprise.»

Sophie ose les mélanges puisqu’elle explique que pour ses robes de Noël, elle possédait des restants de tissus dont elle ne savait pas quoi en faire. La créatrice les a alors combinés ensemble en se disant qu’un jour, une personne serait ravie par ses modèles uniques. Aussi, elle lit beaucoup de magazines de mode de type Nylon, qui sont avant-gardistes. Elle examine les photographies, ce qui lui donne des idées.

Selon la propriétaire de Kiitsch, elle se distingue par sa touche rétro. Elle explique qu’elle a toujours eu une attirance pour la mode dans le temps passé: «Les femmes étaient hot, elles étaient belles avec leurs coiffures hautes, leurs robes courtes mais avec des manches longues. Il y a quelque chose de très sexy et féminin là-dedans», nous a-t-elle partagé. Elle a ajouté que le film Gatsby est une source d’inspiration puisque les femmes ont des vêtements d’époque fascinants. Elle possède aussi une touche bling-bling qu’elle essaie d’ajouter dans plusieurs de ses modèles. «J’ai de la misère à faire quelque chose de simple, il faut toujours que j’ajoute ma petite touche, c’est moi», a-t-elle confié.

La jeune entrepreneure s’est surpassée pour sa collection automne-hiver, puisqu’en regardant son catalogue, on remarque que les morceaux sont plus classiques, même si sa petite touche funky personnelle demeure. La designer constate qu’elle est vraiment sortie de sa zone de confort. «Cette collection-là était vraiment plus classique; il y a beaucoup de noir. J’avais l’impression d’être une coche au-dessus de ce que j’avais déjà fait.»

Sophie Guillemette organisera le Salon des Artistes Récupérateurs avec Maude Léonard (Atelier Entre-Peaux) et Sophie Simard (LaZophia) en partenariat avec l’organisme Environnement Jeunesse. Cet évènement accueillera près de 50 exposants écoresponsables à l’UQÀM du 5 au 7 décembre prochain. Pour découvrir ses vêtements et accessoires audacieux et originaux, visitez son site Web au www.iamkiitsch.com.

 

Entrevue avec Gabrielle Cyrenne des bijoux de Wrebbi dans le cadre du Grand Débarras: Des bijoux d’inspiration vintage mis au goût du jour

Publié le 2 septembre 2014 sur Bible urbaine

LesbijouxdeWrebbi

C‘est lors de la huitième édition du Grand Débarras qui se déroulait aux Promenades Hochelaga-Maisoneuve que nous avons rencontré la sympathique Gabrielle Cyrenne pour connaître les raisons de son amour pour les bijoux antiques. La créatrice conçoit en effet des bijoux uniques qui sauront charmer les amatrices de look rétro. Ses créations intègrent des matières recyclées d’inspiration ancienne et ont toutes quelque chose d’unique. Les bijoux de Wrebbi, ce sont des pièces chics et uniques qui présentent en plus un côté écologique.

Gabrielle Cyrenne en est à sa deuxième participation au Grand Débarras et apprécie cet évènement où les artisans utilisent les matières recyclées. Lorsque nous lui demandons pourquoi elle aimait prendre part à ce rassemblement qui met en valeur les artisans-écocréateurs québécois, elle explique: «C’est le fait que ce soit un évènement écoresponsable. Ça me permet de présenter des produits éthiques. C’est vraiment l’essence de la récupération qui m’attirait.»

La jeune artiste a étudié en bijouterie à l’École des métiers du sud-ouest de Montréal, programme qu’elle a terminé en 2009. Elle a par la suite eu la piqûre pour concevoir des bijoux surtout à cause de la collection de boutons de sa grand-mère: «Mon grand-père fumait le cigare et ça venait avec des tubes en verre et ma grand-mère y insérait des boutons. C’était séparé par couleur, c’était super beau, donc ça m’a vraiment donné le goût de créer.»

Les boutons vintage, des vieux bijoux démontés et la dentelle récupérée sont les matières utilisées pour concevoir ses créations. Gabrielle récupère ce matériel de différentes façons. Pour ce qui est de la dentelle, elle s’en procure chez une couturière sur Ste-Catherine qui recycle les vêtements. Quand cette dernière reçoit de trop petites retailles, elle les donne à la créatrice pour ses bijoux. Aussi, elle lance des requêtes sur la page Facebook Free Stuff Montréal, ce qui lui permet de récupérer des matières dont les gens veulent se départir gratuitement et elle va les chercher ensuite.

La conceptrice, pour qui la récupération est primordiale, s’inspire des bijoux aperçus sur des gens et c’est ce qui lui donne le goût de créer. Mais c’est toujours dans l’idée d’entretenir son rapport à la récupération, à ce qu’elle trouve ici et là. «Je trouve absurde de créer abondamment plein de produits alors qu’il y a tellement de matières qui dorment un peu partout et que l’on peut réutiliser tout simplement.», nous a partagé la designer.

La propriétaire des bijoux de Wrebbi aime créer avec ses mains puisqu’elle réalise quelque chose de concret, exploite une idée et crée tout de suite un objet unique. Selon la créatrice, elle se distingue des autres par sa dentelle intégrée avec d’autres éléments, insérée dans de vieux bijoux transformés ou encollée sur des boutons, par exemple.

Ses oeuvres attirent particulièrement les jeunes travailleurs dans la trentaine ainsi que les femmes baby-boomers qui adorent les boutons, car ceux-ci valaient cher à l’époque et ça leur rappelle des souvenirs. Ses meilleurs vendeurs sont, d’après elle, «Les petits boutons que je n’ai même pas travaillés, que j’ai seulement collés sur les boucles d’oreilles. Ils sont particuliers, car on ne le retrouve plus en magasin aujourd’hui. Ce sont mes trouvailles, je ne veux pas les modifier puisqu’elles sont vraiment jolies comme ça.», a-t-elle constaté.

Pour découvrir ses bijoux au style rétro et pour être au courant des prochains évènements auxquels elle participera, visitez sa page Facebook au www.facebook.com/lesbijouxdewrebbi.

 

Entrevue avec Josée Gagnon de Miss Cocotte dans le cadre du Grand Débarras: Des pièces uniques pour exprimer son petit coté rebelle

Publié le 28 août 2014 sur Bible urbaine

MissCocotte

C‘est lors du Grand Débarras, présenté par les Promenades Hochelaga-Maisonneuve, que nous avons rencontré la talentueuse joaillière pour en savoir un peu plus sur sa passion. Josée Gagnon conçoit de magnifiques bijoux qui intègrent une touche plus ou moins imposante de cuir. Ses créations sont classiques mais possèdent aussi un petit côté rock et edgy. Miss Cocotte est polyvalente puisque ses créations conviennent à plusieurs styles et donnent du punch à nos tenues!

La créatrice participe au Grand Débarras depuis 2009 et apprécie cet évènement où les artisans utilisent les matières recyclées. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce regroupement de récupérateurs, elle explique: «C’est le seul évènement que je fais régulièrement parce que je trouve cela intéressant puisque ça me permet de liquider les modèles des anciennes collections. D’habitude, ça marche bien et ça me faire connaître aussi.»

La jeune entrepreneure a débuté la confection de bijoux il y a dix ans avec un petit ensemble de départ que sa sœur lui avait offert à Noël. Son entourage la complimentait sur ses créations, donc elle en faisait de plus en plus. Avant de trouver son propre style, elle s’inspirait un peu de ce qu’elle voyait dans les magasins. Lorsqu’elle est déménagée à Montréal, elle a trouvé une boutique qui vendait des lanières de cuir. «Quand j’ai utilisé le cuir, j’ai vraiment trouvé mon style à moi. J’ai continué dans cette lignée-là et Miss Cocotte est née. Ça fait sept ans.»

Le cuir est la matière de prédilection de l’artiste. Elle a commencé à intégrer cette matière un peu par hasard, ensuite elle s’est souvenue que sa tante était designer de divan. Elle a donc demandé à cette dernière si elle avait des restes de cuir: «J’ai toujours eu un petit côté rock en moi, donc le cuir m’a toujours interpellé; j’ai toujours aimé cette matière, ça me représente vraiment bien. Avec les retailles de cuir de ma tante, ça ajoute en plus un aspect de récupération intéressant», constate-t-elle.

La créatrice de bijoux mentionne qu’elle s’inspire beaucoup des matières pour ses collections: «Je ne fais pas de croquis, je trouve les pièces et ensuite je décide quoi faire avec. Les matières m’inspirent et j’essaie de garder un fil conducteur dans l’esthétique de mes créations. J’ai utilisé du quartz pour ma nouvelle collection qui va sortir en septembre. C’est les cristaux de quartz bruts qui m’ont inspirée, c’est ce qui a dicté un peu le design de la nouvelle collection.» De plus, on constate qu’elle utilise beaucoup le noir dans ses pièces, car elle trouve cette couleur classique comme elle se marie bien avec divers vêtements.

La propriétaire de Miss Cocotte explique qu’elle est vraiment contente lorsque les gens lui disent que son travail est différent. «C’est un avantage quand tu essaies de prendre ta place dans un milieu compétitif comme celui-là, c’est de voir que les gens te reconnaissent par ton style et ne te confondent pas avec un autre créateur», partage la designer.

Josée Gagnon exerce également le métier de nutritionniste. Elle précise que la création de bijoux vient balancer le côté plus rationnel de son travail. La jeune femme a besoin d’exprimer son côté artistique et cette passion lui apporte une fierté. Cependant, elle précise qu’il n’est pas toujours évident de combiner ses deux métiers, qui occupent beaucoup de son temps.

Surveillez la prochaine collection de Miss Cocotte HÉMISPHÈRE qui sera disponible fin septembre. Pour découvrir ses bijoux originaux, visitez son site Web au www.misscocotte.com.

 

Entrevue avec Claudia B. de Bijoutia: De la matière récupérée qui se transforme en bijoux d’exception

Bijoutia

C‘est lors de la deuxième édition du Salon Bijou Bijoux, qui se déroulait au Marché Bonsecours, que nous avons rencontré l’intense Claudia B. qui revalorise les matières délaissées telles que les ordinateurs, les ustensiles ou les anciennes pièces de Scrabble, par exemple. La créatrice conçoit des pièces uniques tout en se renouvelant constamment, car ses œuvres vont au gré de ses émotions. Rencontre avec une femme inspirante qui partage de belles valeurs et qui s’implique dans sa communauté.

L’artiste écodesigner en est à sa deuxième participation au Salon Bijou Bijoux. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce rendez-vous pour amateurs de bijoux, elle explique: «Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui fabriquent des bijoux. Ça permet de voir la diversité de ce qui se fait autour de nous. De répondre aussi à tous les goûts. Il y a des gens qui vont créer avec la perle, certains qui recyclent et d’autres qui font des choses beaucoup plus élaborées. Ça permet vraiment de regrouper toutes les tendances qui se font en bijoux à Montréal.»

Cette femme impliquée socialement détient une maîtrise en neurosciences puisque ses parents ne croyaient pas qu’elle pouvait gagner sa vie en tant qu’artiste. En 2004, Claudia a fait une levée de fonds pour l’école de sa fille. En partenariat avec une joaillière, elle a monté un programme dans lequel elles vendaient des bijoux. En cours d’année, sa partenaire est partie, alors elle a pris le relais du projet. Cette expérience lui a donné la piqûre pour créer des bijoux chez elle par la suite.

Bijoutia est né de l’urgence, car la propriétaire n’a pas fait d’étude de marché, elle ne s’est pas demandé si les gens aimaient son produit, s’il était viable… Elle a suivi son instinct et l’artiste précise qu’elle a été soutenue par son quartier, le Plateau Mont-Royal. Les gens lui conseillaient de vendre ses œuvres dans les boutiques. Les débuts ont été difficiles, confie-t-elle, car il y a eu beaucoup d’investissement. Elle possède plus de dix grosses machines dans son atelier, du matériel de base; on parle alors de sommes considérables. Depuis quatre ans, elle n’a plus de dettes et elle gagne bien sa vie.

La récupératrice compulsive adore donner une seconde vie à la matière: «C’est l’essence même de ma création. Ce que j’aime, c’est de sauver la matière, pourquoi, je ne le sais pas! Peu importe ce que je trouve, je vais le ramasser, le donner à quelqu’un, le faire circuler, le recycler… C’est toujours le défi d’aller plus loin. Quand on vient chez moi, c’est un chaos énorme parce que je ramasse, mais c’est dans ce chaos que je crée.»

Celle qui fait des miracles avec le matériel récupéré mentionne qu’elle crée en fonction de ce qu’elle vit et de ses émotions: «L’inspiration vient de la vie, elle vient du quotidien. L’artiste et moi, on ne fait qu’un. Si j’ai de la peine, je vais créer des collections plus tristes. Quand mes enfants sont partis, j’ai créé une collection qui s’appelle « Sans compter », c’est un cœur dans lequel il y a un trou. Ça représente l’amour que l’on donne inconditionnellement à ses enfants. Je crée pour les gens qui ont de l’émotion et chaque pièce est porteuse d’histoire.»

La propriétaire de Bijoutia a un contenant de recyclage en avant de chez elle pour permettre aux gens de venir lui porter de la matière. L’information circule sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de bouche à oreille, donc elle récupère abondamment de matériaux désuets chaque semaine. Elle travaille avec Recyc-Ordi en leur donnant de la matière non utilisée pour ses créations une fois par mois. Les objets qui fonctionnent encore, Claudia les envoie, par exemple, à des organismes communautaires.

En septembre, l’artiste verte a un projet avec neuf classes allant de la maternelle à la sixième année dans une école de Boucherville. Elle souhaite, avec l’aide des enfants, créer une forêt nommée «ArboR’escence», laquelle serait composée de dix-huit arbres en cyberdéchets détournés des sites d’enfouissement. La femme engagée fut inspirée par Wangari Maathai, qui a fondé le Mouvement de la ceinture verte en 1977. La Kényane, lauréate du prix Nobel de la paix en 2004, a planté sept arbres le Jour de la terre pour lutter contre la déforestation.

Le projet a germé parce que les touches d’ordinateur s’accumulent dans son atelier, les clients n’achetant que les messages (control, enter, delete, fin…). Avec le surplus de touches (les lettres et les chiffres), Claudia a eu l’idée de faire les arbres en cyberdéchets. Ses ateliers créatifs avec les jeunes durent six semaines pour qu’ils ne voient plus jamais le déchet de la même façon ensuite, pour changer les mentalités. Elle désire faire cette forêt virtuelle afin de sensibiliser les gens au sujet de la surconsommation: «Voulons-nous léguer à nos enfants une forêt de plastique?»

Évènements à surveiller: Bijoutia sera à la semaine des Artisans de Laval, qui aura lieu du 6 au 10 août prochain, ainsi qu’au Grand Débarras à la fin août. Pour découvrir ses bijoux différents et écoresponsables, visitez sa boutique en ligne au bijoutia.com.

Entrevue avec Laurane Cambacérès de Chez Laurette: Des bijoux gourmands qu’on déguste avec les yeux

Publié le 1er juillet 2014 sur Bible urbaine

ChezLaurette

 

C‘est lors de la deuxième édition du Salon Bijou Bijoux, qui se déroule actuellement au Marché Bonsecours, que nous avons rencontré l’adorable Laurane Cambacérès pour en savoir un peu plus sur son amour des pâtisseries. La créatrice sculpte à la main dans la pâte polymère de délicats gâteaux, glaces et macarons avec beaucoup de minutie. Ses créations s’approchent tellement de la réalité qu’on les dirait vraies. Les créations de Chez Laurette, où prédomine le rose, sont appétissantes et leur côté ludique nous emporte dans un monde sucré et vintage.

Laurane Cambacérès en est à sa première participation au Salon Bijou Bijoux. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle désire participer à ce regroupement d’artistes passionnés par le bijou, elle explique: «C’est le fun d’être avec d’autres créatrices qui ne font pas les mêmes choses que moi et qui partagent cette passion pour les bijoux. L’an passé, je n’ai pas participé et cette année, quand ils m’ont contacté, j’étais très heureuse. J’ai jamais participé à un salon aussi long et gros, qui dure quand même quatre jours…»

La jeune entrepreneure a commencé à faire des bijoux en pâte polymère depuis longtemps, mais elle est établie dans le métier depuis trois ans, après s’être installée définitivement à Montréal. Elle explique qu’elle a été soutenue au Québec pour partir son projet, contrairement à la France où il est plus difficile de gagner sa vie avec cette activité. Ici, il y a vraiment une considération pour les entrepreneurs qui est intéressante, selon l’artiste.

L’amoureuse de gourmandises mentionne qu’elle s’inspire des vitrines de boutiques de pâtisseries pour ses collections: «Ils renouvellent leur concept et moi je les fais en bijoux. La boutique Point G, par exemple, m’inspire énormément, car ils sortent toujours des couleurs vraiment folles. Ça m’aide à faire de la nouveauté tout en restant quand même dans mon concept.»

Elle utilise la pâte polymère, car elle explique qu’elle peut faire tout ce qu’elle veux avec cette matière: «Je peux tout sculpter dedans, je fais mes couleurs, j’ai une liberté d’utilisation infinie que je n’aurais pas avec d’autres matériaux. Je peux alors donner libre court à mon inspiration.»

Selon Laurane, elle se distingue des autres créatrices de bijoux par:«La petite folie qu’il y a dans mes bijoux, la gourmandise et le détail dans chacune de mes pièces qui est vraiment apprécié de mes clientes. C’est aussi mon choix de couleurs, le style gourmand et enfantin que beaucoup de femmes ont gardé en elles, je pense.» On remarque également la présence de sa couleur préférée sur plusieurs de ses œuvres: le rose. Elle ajoute qu’elle utilise aussi cette couleur à cause de son camaïeu possible à exploiter.

La conceptrice est particulièrement fière de sa création multichaînes qui se retrouve dans sa collection été, car cela demande plusieurs heures de travail et beaucoup de patience pour faire les breloques et assembler les chaînes. D’ailleurs, Laurane porte beaucoup cette création et les gens s’arrêtent souvent pour l’admirer. Ses plus gros vendeurs, lors des salons, sont les boucles d’oreilles beignes et macarons. Elle constate: «Je pense à l’accessibilité du prix. Elles sont seulement 14 $. Et à la possibilité de convenir à la fois aux femmes et aux enfants. Pour ce qui est de la vente sur le Web, les pièces plus imposantes comme les fioles ou les cloches sont plus populaires.»

Évènements à surveiller: Chez Laurette sera à l’Espace Pop avec trois autres designers (Kim B, Meemoza et UNA) du 17 au 19 juillet et elle fera partie également des artisans au Marché des possibles, qui a lieu dans le Mile End en août. Pour découvrir ses bijoux gourmands et coquets, visitez sa boutique en ligne au: www.chezlaurette.ca.

Entrevue avec Geneviève Houde de Pinkmuchacha dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Des vêtements aux détails uniques qui sortent de l’ordinaire

Publié le 29 avril 2014 sur Bible urbaine

Pinkmuchacha3

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Terminal des croisières Espaces Dalhousie à Québec, que nous avons rencontré Geneviève Houde, fondatrice de Pinkmuchacha, une ligne de prêt-à-porter féminin et tenues pour évènements spéciaux. Entrevue avec la sympathique créatrice qui conçoit de magnifiques collections colorées qui mettent en valeur la silhouette des femmes. On apprécie aussi sa petite touche rétro et ses tissus aux imprimés adorables.

La jeune entrepreneure en est déjà à sa cinquième édition à la braderie de mode de Montréal et à sa deuxième à Québec. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce rendez-vous des amateurs de mode, elle nous explique: «C’est sûr que c’est pour le contact avec le public. Moi, je suis chanceuse d’avoir un atelier-boutique, donc je vois un peu ma clientèle comparativement aux autres designers. Ma boutique est située dans le Vieux-Longueuil, alors la braderie ratisse plus large, car c’est aussi des gens qui m’ont découvert sur Internet ou sur Facebook.»

La créatrice de vêtements mentionne qu’elle s’inspire des tissus qu’elle trouve dans les showrooms pour concevoir ses collections: «Ça peut dépendre de beaucoup de choses, mais cela part souvent des tissus. J’achète des surplus de grosses compagnies, des restants de lots. Pour ma collection actuelle d’été, j’avais vu un tissu qui était comme une couverture mexicaine, ce qui a influencé la direction des couleurs et a donné une certaine touche mexicaine. Cela peut aussi partir de quelque chose que j’ai aperçu dans un film ou lors d’un voyage.»

Sa clientèle est ciblée, mais assez large. À sa boutique, elle vend aux femmes de 30 à 60 ans. Cependant, à la braderie, la designer nous explique qu’elle a vendu une camisole à une jeune fille de 15 ans et des robes à des dames de 70 ans. Selon les commentaires des clients, sa griffe a un style original et joyeux, avec une touche rétro. De plus, l’artiste ose la couleur, surtout dans ses collections d’été où elle intègre des motifs comme les pois, les cerises ou les cœurs. «Les gens me disent que mes vêtements sont jeunes. Pourtant, je vends beaucoup aux femmes dans la cinquantaine», constate la conceptrice.

La propriétaire de Pinkmuchacha considère qu’il est primordial d’acheter des produits québécois: «Si je veux que les gens nous encouragent pour que je puisse vivre, que ce soit à l’épicerie ou dans la culture, c’est important d’encourager nos pairs. Je pense qu’il est toujours possible de dénicher des créateurs de vêtements et de bijoux, et de les encourager. Ce mouvement-là est en train de progresser, je le vois lors des braderies et dans ma boutique. Les gens recherchent ce qui est fabriqué au Québec. Ils posent beaucoup de questions et ils sont contents lorsqu’on leur dit que c’est fait ici.»

Geneviève possède sa boutique-atelier dans le Vieux-Longueuil depuis un peu plus de deux ans. Au départ, ce n’était pas censé être une boutique, elle désirait simplement posséder un atelier ouvert au public. Finalement, à cause des permis de la ville, la créatrice a fait moitié boutique, moitié atelier. En plus de sa marque, on y retrouve également les créations de Fluolido et d’Euphory Design. Prochainement, elle souhaite intégrer d’autres artistes vu que son local s’est agrandi.

En primeur: une soirée est prévue pour promouvoir l’arrivée de nouveaux designers de bijoux et de vêtements à la boutique-atelier Pinkmuchacha. Pour plus de détails sur cet évènement et pour découvrir ses coquettes créations, visitez son site Web au: www.pinkmuchacha.com.

 

 

 

 

 

 

 

Entrevue avec Marie-Kim Lavigne de Fluolido dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: De précieux camées d’une irrésistible beauté

Publié le 23 avril 2014 sur Bible urbaine

Fluolido

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Terminal des croisières Espaces Dalhousie à Québec, que nous avons rencontré la pétillante Marie-Kim Lavigne pour en savoir un peu plus sur sa passion. La créatrice conçoit de magnifiques camées en y intégrant des photographies et des images encollées sous verre. Ses créations sont également offertes dans un vaste éventail de couleurs. Il est difficile de se contrôler avec Fluolido puisqu’on veut se procurer plusieurs de ces petites merveilles.

Marie-Kim Lavigne en est à sa première participation à la braderie. Ravie de participer à ce regroupement de talents québécois, la créatrice souligne qu’elle y expose ses bijoux «pour le contact avec les exposants, parce que c’est toujours intéressant de voir le travail des autres, mais aussi pour le contact avec le public, qui vient spécifiquement pour se procurer des créations québécoises à rabais. Ce sont donc des gens déjà intéressés à acheter des produits québécois. C‘est une valeur que je trouve très importante.»

La jeune entrepreneure détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval et cherchait un moyen d’exprimer sa création photographique à travers ses œuvres. Le format du camée est une surface suffisamment grande qui lui permet d’y loger ses images. Ensuite, lors du montage du bijou, elle choisit des perles, cristaux ou breloques qui s’agencent avec les images. Finalement, la monture, disponible en bronze, argent et or, motive le choix des couleurs pour l’assemblage de ses créations.

La créatrice de bijoux mentionne qu’elle s’inspire de son humeur en général pour la réalisation de ses collections: «J’essaie de voir les couleurs qui vont sortir dans les prochaines collections, de m’intéresser au niveau du vêtement, de ce qui s’en vient. Ensuite, ce sont mes goûts esthétiques personnels. Je pars d’une couleur et je travaille ensuite mes thèmes principaux qui reviennent chaque saison comme le floral et le baroque.»

Sa clientèle cible est la femme enceinte ou celle qui vient d’avoir un enfant. «Elles ont besoin de couleurs, de quelque chose de simple. Elles me disent aussi qu’elles ne commenceront pas à s’acheter des vêtements. Les bijoux leur permettent de retrouver leur féminité. Aussi, la femme de 20 à 35 ans ainsi que les gens qui ont envie de quelque chose d’original, qui aiment les trucs vintage, d’époque ou old-school, vont se retrouver dans mes créations», nous a partagé Marie-Kim.

L’artiste est méticuleuse puisqu’elle accorde beaucoup de soin dans le choix des couleurs et elle aime se consacrer à une image pour ensuite la transformer en quatre variations sur un même thème. Les filles plus délicates, avec des goûts précis, peuvent trouver leur compte dans un modèle, car ce dernier est offert en multiples variantes. Avis aux peaux sensibles, la propriétaire de Fluolido utilise uniquement des matériaux de première qualité et ses attaches sont hypoallergéniques.

La conceptrice, qui s’implique à tous les niveaux de sa compagnie, constate que sa collection nautique part rapidement à la braderie. Cela fait trois ans qu’elle a démarré son entreprise et c’est son amour du nautique qui l’a amené à faire des bijoux: les ancres, les bateaux et les voiliers. «J’en ai fait beaucoup pour la braderie et là, je n’en ai plus en ce moment… L’appel de l’été se fait sentir, je pense».

Pour découvrir ses bijoux coquets, visitez sa boutique en ligne au: www.fluolido.com.