18/09/2010

Présentation

 

Photo: Sylvain Lussier

Bonjour à tous,

Voici un blogue qui regroupe tous mes articles du Journal de rue de juillet 2010 à mars 2011. Cinq de mes articles sont également sur les sites web du Projet Cendrillon, d’Ultimate Sherbrooke, de MURIRS, de la boutique Kitsch et du Portail des AmiEs de la Terre de l’Estrie. Il y a un article sur les AmiEs de la Terre dans le numéro du mois de novembre dans Humanité québécoise. J’écris dans le journal Entrée Libre et je suis responsable web du journal Le Collectif. Bonne lecture!

Je vous invite également  à me laisser vos commentaires. Au plaisir de vous lire!



 

14/04/2012

CHRONIQUES DE JÉRUSALEM de Guy Delisle-2011

L’auteur-dessinateur québécois de bandes dessinées voyage avec sa famille à travers le monde puisque sa femme travaille pour Médecins sans frontières. Il en profite pour partager avec nous ce qu’il vit en terre inconnue. Dans ce quatrième récit, il a été témoin de l’opération « Plomb durci », bombardements israéliens sur Gaza qui ont entraîné 1400 morts. Cet album autobiographique nous fait réfléchir sur le conflit israélo-palestinien. La complexité de la vie quotidienne y est relatée : les soldats et les douaniers qui contrôlent les identités aux points de passage, les accès bloqués, l’omniprésence du mur de séparation, l’abondance des fêtes religieuses… J’apprécie le côté intimiste de Guy Delisle qui décrit les faits quotidiens sur un ton souvent humoristique. Les illustrations sont magnifiques avec une touche parcimonieuse de couleurs. Le bédéiste a remporté le prestigieux Fauve d’or, prix du meilleur album au Festival de bande dessinée d’Angoulême 2012. Je vous suggère de consulter le blogue de l’auteur (www.guydelisle.com) qui donne des précisions sur certains extraits de ses albums en nous référant à ses photos des lieux, des textes et même des vidéos.

09/11/2011

Article dans le journal Entrée Libre

Mon article est à la page 7.

Article Entrée Libre

 

07/08/2011

Articles dans Humanité québécoise

Mon article est à la page 7 et 8

Article Humanité québécoise

23/02/2011

Une journée pour se sentir choyée…


Publié sur le site du Projet Cendrillon

Le  Projet  Cendrillon  a  été  lancé  par  quatre finissantes du programme de technique de  Commercialisation de la mode au Séminaire de Sherbrooke ainsi que leur professeure, Nathalie Labrecque. Il a pour mission de venir en aide aux jeunes filles du secondaire ayant une situation financière précaire désirant aller à leur bal de fin d’études.

Un projet humanitaire…

L’idée provient de Nathalie Labrecque qui entend parler d’un programme à Toronto (www.corsageproject.ca) qui vient en aide depuis maintenant 11 ans aux jeunes finissantes de milieux défavorisés. La responsable du programme espère qu’une équipe choisira ce thème. Lors de la sélection de leur projet de fin d’études en août 2010, Noémie Champagne, Sara Bourdon-Paradis, Ninia Piol Phan et Joannie Roy ont relevé ce défi; une première au Québec! « On ne savait pas trop par quoi commencer et il a fallu s’adapter, car le projet est toujours en élaboration et continue de l’être », explique Sara qui s’occupe du suivi des écoles.

Aujourd’hui, il en coûte au minimum 500 $ à une jeune fille pour qu’elle puisse assister   à son bal de finissants. Le Projet Cendrillon fournira la robe, les accessoires, la coiffure, le maquillage ainsi que le billet d’entrée à 13 étudiantes de la région de l’Estrie. Pour recueillir les fonds nécessaires, l’équipe a participé à plusieurs concours, fait de  la publicité, organisé un pizzathon, vendu des bracelets… Pour l’occasion, la boutique Sous les projecteurs a offert une robe neuve et le designer Simon Chang a donné 20 de ses créations.

L’équipe a sélectionné les écoles où elle pouvait expliquer aux élèves le fonctionnement de leur cause. Plusieurs écoles ont refusé de recevoir les étudiantes alors, elles ont élargi leur périmètre jusqu’à Magog et East Angus. « La sélection des candidates s’est effectuée sur notre site web, donc ce processus a permis de garder l’anonymat. Notre choix était plus objectif puisqu’on se basait sur des lettres de présentation », précise Nathalie. Ce projet se distingue des autres, car il a constamment été adapté et il vise à aider la communauté, donc les étudiantes seront notées différemment et davantage sur la performance. Le 20 avril prochain, lorsque les spécialistes externes viendront évaluer leur kiosque, les étudiantes auront du concret à leur montrer.

Générosité

Les élèves ont organisé deux collectes à Sherbrooke et Montréal, mais ça n’a pas toujours été facile de recueillir des robes, bijoux, souliers et accessoires usagés. « Plusieurs promettaient de venir porter des objets, mais ils ne sont pas venus… C’est à partir du mois de février que la collecte des dons a commencé à rapporter », constate Ninia, responsable des communications. Cependant, le souper de la Fondation du Séminaire de Sherbrooke a permis d’amasser  une belle somme d’argent. Également, cet évènement a donné l’opportunité  aux membres de l’équipe d’expliquer leur projet.  Les gens étaient sensibles à leur cause et voulaient se rendre utiles pour les   étudiantes dans le besoin.

Par la suite, elles ont fait la rencontre des jeunes candidates  par  le  biais  de  la soirée Cupcake. Les participantes et leurs familles étaient très reconnaissantes d’avoir de l’aide. « C’était touchant de voir comment elles étaient heureuses. De plus, les parents qui accompagnaient leurs filles avaient l’air rassuré, ça leur ôtait un poids », remarque Joannie, responsable des dons matériels. Lors de cette soirée, il y a aussi eu un tirage parmi les candidates pour le Prix des Anciennes. Les boutiques Kitsch, Pieces et La Signare, dont les propriétaires sont des anciennes du programme, ont remis un prix à une jeune femme qui avait un intérêt marqué pour la mode et un esprit entrepreneur.

Avenir

Les quatre finissantes ont reçu de l’aide de collègues de première et de deuxième année pour combler les demandes des Cendrillons. Des stylistes ont complété les demandes de candidates qui furent respectées selon leurs choix. Le projet Cendrillon se poursuivra l’année prochaine,  mais ce sera plutôt un comité étudiant impliquant  tous les élèves en Commercialisation de  la mode. Le groupe n’aura pas à se soucier  de l’étude de marché et les gens s’engageront  plus facilement étant donné qu’ils le connaissent. Les objets s’accumuleront pour créer une banque pour les années suivantes. Aussi,  il y a des associations avec des friperies et des  boutiques.

« Je crois que d’autres villes vont s’inspirer de nous, car le besoin est là et il est partout! On pourrait même créer des partenariats et avec davantage de commanditaires, nous pourrions éventuellement aider les garçons », souhaite Nathalie. Pour une femme, il est souvent difficile de se départir d’une robe puisque des souvenirs émotifs y sont rattachés. Comme le souligne la responsable du projet de fin d’études : « Celles-ci dorment dans les garde-robes, mais elles peuvent avoir une deuxième vie… » Pour ainsi, permettre à de jeunes filles de célébrer une étape cruciale dont elles se souviendront longtemps…

www.projetcendrillon.com

15/01/2011

Locavore pour favoriser l’agriculture locale!

Publié dans le journal Humanité québécoise et sur le Portail des AmiEs de la Terre de l’Estrie.


20/11/2010

Adulte : une option personnelle?

Publié dans le Journal de rue du mois de janvier 2011.

Adulescents : Appellation qui désigne ces jeunes adultes ludiques qui souhaitent retomber dans l’univers rassurant de leur enfance. Ils se remémorent ainsi de bons souvenirs et s’ils n’ont pas eu l’occasion de vivre une enfance dite idéale, ils la recréent selon leurs goûts. Vivre cette phase deux fois ou se laisser une chance de la reprendre, en voilà une drôle d’idée!

Population stagnante

Une nouvelle génération rigolote ou plutôt inquiétante? Tout dépend de notre point de vue. Toujours est-il que cette régression infantile suscite des critiques provenant d’auteurs qui analysent ce phénomène. Ils en viennent à qualifier ce regroupement social d’être grégaire, incrédule, un peu insouciant quoi… Des gens qui n’ont pas de connaissance de l’actualité, qui ont des rapports sociaux futiles et qui sont des consommateurs hors pair. Cette réalité nous fait prendre conscience d’un fait : les jeunes adultes en ont marre de prendre la vie au sérieux. On rejette l’autorité traditionnelle, car elle est maintenant synonyme d’ennui. Les adulescents ne veulent plus s’émanciper pour subvenir à leur existence et ils désirent rester jeunes le plus longtemps possible. C’est compréhensible! Les adolescents sont montés sur un piédestal, ils sont prioritaires dans la société. Il n’y a plus de délimitations entre ce qui formait auparavant deux groupes d’âges distincts. Ils se rejoignent étant donné qu’ils ont le même intérêt musical, qu’ils arborent le même style vestimentaire… On prévoit l’avènement d’une classe 15-30 ans. Bizarre, non?

Adulescents typiques

Ils ont entre 25 et 35 ans. On exige d’eux une carrière prometteuse, un statut social et beaucoup de responsabilités. Les adulescents compensent en trouvant dans les gadgets technologiques ou des objets évocateurs de leur enfance une sorte de réconfort contre les tracasseries du quotidien. Cependant, comme le mentionne Michel Claes, spécialiste de l’adolescence : « un certain nombre de gestes sociaux qui permettaient d’accéder à l’âge adulte ont disparus. » On étudie plus longtemps, on travaille plus tard faute de trouver un emploi, le mariage a perdu son image prépondérante et les Québécoises ont en moyenne leur premier enfant à 28 ans. Maintenant, on doit vivre des évènements symboliques comme le décès d’un proche ou la parentalité pour se sentir adulte.  Donc, il n’y a plus d’âge donné pour cette étape. C’est une autre réalité pour les jeunes provenant des pays pauvres. Ils n’ont nul autre choix que de commencer à travailler tôt pour subvenir aux besoins de leur famille ou être autonome financièrement pour ne plus être un fardeau pour leurs proches. Le milieu socioéconomique influence grandement la durée de l’adolescence. Ici, les enfants sont chouchoutés, alors ils travailleront forcément plus tard.

Évolution du phénomène

En 2006, selon Statistique Canada, 43,5 % des 4 millions de jeunes canadiens âgés de 20 à 29 ans demeuraient toujours chez leurs parents. En 2001, c’était 41,1 % et en 1986, ils étaient seulement 32,1 %. Au Québec, chez les 19-25 ans plus du deux tiers vivent avec leur famille, tandis qu’entre 25 et 29 ans c’est près de la moitié qui restent sous le même toit que les parents. Il y a également les enfants boomerang qui sont de jeunes adultes qui retournent dans le nid familial après avoir eu une période de vie autonome. En 2001, le quart des parents canadiens habitaient avec un enfant qui est revenu vivre dans le domicile parental. La précarité des emplois, l’augmentation des loyers et les séparations sont généralement les motifs de ce retour.

Rassurez-vous, il est impossible d’être un adulte intégral puisque les vertus et les exigences qui le qualifie sont inaccessibles! Se connaître, accepter sa mort, être autonome  matériellement ainsi qu’au niveau affectif, tolérer de ne pas être aimé de tous et être vrai ne sont que quelques exemples qui composent un adulte équilibré. Refuser d’être adulte ou le devenir complètement est irréaliste en soi. Nous sommes tous des adulescents, à divers degrés. Il ne faut pas oublier que dans le fond, « un adulte est un enfant gonflé d’âge » (Simone de Beauvoir). Reste à savoir si les générations ultérieures perpétueront cette mode ou s’ils y mettront un terme?

19/09/2010

Une expérience toute féminine!

Photo : Romi Quirion

Publié dans le Journal de rue du mois d’octobre 2010 et sur le site de la boutique Kitsch.

Le 1er septembre 2010, c’était le coup d’envoi de la boutique Kitsch située au 113, rue Frontenac. Il y avait beaucoup de monde au 5 à 7 d’ouverture et les propriétaires étaient débordées afin de satisfaire la demande des fashionistas assoiffées de dernières tendances! À l’intérieur, le décor est accueillant et très girly : des fauteuils en velours rose, des cabines d’essayage aux rideaux fleuris, de vieux calorifères, un beau plancher de bois…

Complicité

Jessika Wilson et Stéphanie Dubreuil se sont connues au Séminaire de Sherbrooke en commercialisation de la mode. Les étudiantes ont développé leur projet de fin d’études avec Audrey Lambert-Galipeau. Celui-ci consistait à bâtir en équipe une entreprise de détail ou de services. Les secteurs suivants étaient développés et expliqués à un jury externe : la planification budgétaire, l’aménagement commercial ainsi que le plan publicitaire et promotionnel. Le jour de la présentation des projets, des spécialistes reconnus du monde des affaires de l’Estrie, évaluaient les kiosques sur différents domaines de l’industrie (l’analyse préliminaire, les achats, l’étude de marché…). Également, les étudiants du collégial et du secondaire étaient invités à voter pour leur kiosque coup de coeur. « Nous avons remporté le prix coup de coeur en 2009 avec plus de 50 % des votes. La responsable du programme a confirmé que c’était de loin la première fois que les votes étaient aussi tranchants », souligne Stéphanie.

Après leurs études, elles ont travaillé pour des entreprises de mode, mais l’envie d’avoir leur propre commerce et de travailler pour elles-mêmes demeurait. Les associées ont les mêmes goûts, la même vision et un investisseur les a encouragées à concrétiser leur rêve. « Nous avons vite compris avec l’étude de marché qu’il y avait bel et bien de la demande pour ce genre de boutique à Sherbrooke. Les filles venaient nous questionner sur l’emplacement et ce qu’on allait vendre », constate Stéphanie. Les jeunes entrepreneuses se sont divisé les tâches comme suit : Jessika se charge de l’administration et des communications tandis que Stéphanie s’occupe des achats et des relations avec les fournisseurs.

Une boutique différente…

L’endroit, aux allures de boudoir, s’adresse d’abord aux jeunes femmes de 15 à 25 ans. « Onvalorise le bien-être des filles et on veut leur faire découvrir de nouveaux styles. Ici, il n’y a pas juste du x-small car ce n’est pas la réalité. On n’encourage pas un modèle de femme, on offre de la diversité dans les grandeurs et les goûts », précise Jessika. Elle poursuit : « On veut une ambiance de magasinage légère, amicale, joyeuse… » Les copropriétaires vont même offrir un service de réservation du local en soirée après les heures régulières le lundi, le mardi, le mercredi ou le samedi. Elles peuvent ouvrir pour un groupe de dix personnes et plus. C’est parfait pour célébrer un anniversaire ou simplement pour une soirée de filles! « La clientèle sherbrookoise a ses habitudes, est fidèle à ses boutiques et se soucie davantage de ce que pensent les autres à propos de leur look. On veut leur faire apprivoiser le nouveau, les faire oser! », ajoute Jessika. Les businesswomans se démarquent en vendant des marques que l’on ne retrouve pas ailleurs à Sherbrooke. Il y en a même deux qui sont des exclusivités au Canada (DimePiece Designs et Sauce). Les prix sont accessibles sans pour autant mettre de côté la qualité. Chaque vêtement est un coup de coeur choisi par les propriétaires que ce soit pour sa coupe, sa couleur ou son style… Et bien sûr, chaque morceau sera disponible en quantité limitée. Allez-y, osez Kitsch!

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Remerciements

Merci à mes correctrices qui me sont d’une aide précieuse : Andrée Pelletier et Joannie Roy.

Je remercie également : Sylvain Lussier pour ses très belles photos dans mes articles sur MURIRS et Grüv’n brass.

Musée de la rue

Photo : Sylvain Lussier

 

Publié dans le Journal de rue du mois de septembre 2010 et sur le site de MURIRS.

M.U.R.I.R.S. signifie Murales urbaines à revitalisation d’immeubles et de réconciliation sociale. Créé en 1999, cet organisme à but non lucratif a permis la réalisation de onze murales criantes de vérité. Ce sont des artistes de la région qui expriment leurs talents et qui améliorent le décor urbain favorisant ainsi l’activité touristique.

Rigueur

L’organisme a eu accès à des subventions grâce à l’acharnement de Serge Malenfant, président et fondateur. D’abord, l’artiste a observé les muralistes les plus renommés d’Europe et d’Amérique du Nord. Ensuite, il a fait des démarches pour convaincre la population de la faisabilité et des bénéfices de son projet. Pour démontrer à la ville le potentiel économique de son idée, il prit pour exemple le village de Chemainus en Colombie-Britannique. Celui-ci accueille 400 000 touristes chaque année depuis qu’il s’est doté de 42 murales. Hélène Fleury a donné une formation de muralistes aux peintres  composant l’équipe. Elle est connue pour enseigner des techniques de trompe-l’oeil.  « On a créé nos outils, notre technique et on est fier de former et  de faire travailler des artistes d’ici. » Ce n’est pas toujours le cas ailleurs! À Québec, par exemple, pour la Fresque des Québécois réalisée en 1999, les artistes étaient majoritairement Lyonnais.

Préparation

Quand je demande au président de M.U.R.I.R.S. quelle oeuvre a été la plus difficile à réaliser, il m’explique : « Chaque fois, on frappe un mur! Il y a toujours des imprévus qui ralentissent le processus de production. On ne fait pas seulement peindre une murale, il y a plusieurs contrats à signer et il faut s’entendre avec le propriétaire du bâtiment avant de pouvoir commencer le travail. » Le mur dirige le contenu de l’oeuvre par sa dimension, son style architectural, son histoire et son environnement. Après, une recherche historique est entreprise pour les détails architecturaux, les photos de références et les objets d’époque. Une séance photos de personnages fictifs est nécessaire avant que ceux-ci soient illustrés. Ils sont costumés avec les habits d’antan et sont placés comme ils doivent être peints. Lorsqu’on voit les murales de loin, on croit vraiment que ce sont des gens réels. L’équipe sherbrookoise se différencie des autres car ses artistes ne reproduisent pas une personne historique à partir d’une toile, ils mettent plutôt les individus en interaction. Si on porte attention aux petits détails, il y a également plusieurs éléments dispersés qui reviennent (coccinelles, lutins, mouches…) sur chacune des fresques. L’organisme a aussi réalisé un concept novateur et unique avec la murale à 180 degrés (coin Bowen et King).

Mérites et projets

Les artistes ont été couronnés Personnalité centre-ville 2003. Ils ont également reçu les prix du Mérite estrien culture 2004 et des Leaders estriens culture 2009. Serge Malenfant, quant à lui, s’est mérité le prix Imelda-Lefebvre de l’engagement communautaire de la Société Saint-Jean-Baptiste. De plus, le collectif a déposé un dossier de candidature pour accueillir en 2012, le 8e congrès international : Global Mural Arts and Tourism Conference.

Lorsque j’interroge l’initiateur de M.U.R.I.R.S. sur le nombre de murales qu’il désire réaliser, il me répond à la blague qu’il s’arrêtera à la muraille de Chine. En fait, il n’a pas vraiment de limites pour son groupe qui est reconnu comme une sommité dans cette forme d’art. Toutefois, il aimerait faire de plus petites fresques de styles variés. La 11e murale verra le jour sur le Comptoir familial et aura pour thème les différentes légendes d’ici. Le passionné d’histoire trouve important d’illustrer l’histoire de la région, car il constate que peu de gens connaissent leurs racines.

Par le biais du dépliant intitulé Sherbrooke, terre des fresques murales, un itinéraire peut être parcouru à pied, à vélo, en moto ou en auto, et ce, en toutes saisons. Les visiteurs pourront s’enthousiasmer devant les dix fresques accomplies par plus d’une trentaine d’artistes depuis 2002. Vous pouvez aussi faire la tournée des grandes murales avec le tour guidé Par le Chemin des fresques. Et finalement, en première mondiale, Mémoire vive, un circuit patrimonial interactif utilisant le iPad est disponible en location au Bureau d’information touristique de Sherbrooke, à la Société d’histoire et au Musée de la nature et des sciences.

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Sherbrooke, à vos frisbees!!!

Photo : Paul Simpson

Publié dans le Journal de rue du mois d’août 2010 et sur le site de l’Association d’Ultimate de Sherbrooke.

Ultimate : Sport sensationnel qui met continuellement à l’épreuve la rapidité, la résistance et la souplesse des joueurs. Du 12 au 15 août 2010 à l’Université Bishop’ s de Lennoxville, venez assister au Championnat Canadien d’Ultimate Frisbee pour voir des matchs remplis d’action, de courses folles, de plongeons éblouissants et de sauts impressionnants!

Un sport méconnu…

En 1940, des étudiants du campus de Yale finissent leur repas en se lançant des moules à tartes de la Frisbie Pie Compagny, fournisseur officiel de l’université. Plusieurs années plus tard, un de ces étudiants reproduit ce moule en plastique : le frisbee est né! Le premier match fut joué en 1968 sur les terrains de la Colombia High School à Maplewood, New Jersey. Aujourd’hui, il y a des centaines de milliers de joueurs répartis dans plus de 42 pays. « C’est un sport jeune et peu connu. Les responsables sportifs ont encore tendance à miser sur les sports traditionnels pour faire rayonner leur école. Le recrutement des jeunes est alors plus facile et la structure administrative est déjà en place », constate l’entraîneur de l’équipe Open civile et universitaire de Sherbrooke, Nicolas Vanasse.

Le Ultimate est une combinaison entre le football, le terrain étant semblable, le basketball, pour l’utilisation du pied pivot et le soccer, pour son action continue. Mais il est unique puisque ses parties sont autoarbitrées. Les joueurs sont donc responsables du bon déroulement du jeu en appliquant les règles. Cependant, des observateurs peuvent intervenir à la demande des participants lors de compétitions importantes. Lorsqu’une infraction est commise par inadvertance, on essaie de reprendre le jeu dans la situation la plus proche possible de celle rencontrée avant la faute. Également, l’esprit sportif est très valorisé. Le joueur de l’équipe Bloody Gary me l’explique ainsi : « Ça renforce l’esprit de jeu sans pour autant nuire à la compétition. Tu respectes ton adversaire et tu essaies de le battre de façon loyale. C’est un sport très physique, très intense, mais aussi très gentleman. Il n’y a jamais de débordements au Ultimate. »

On retrouve plusieurs divisions dans cette activité : Open (hommes), Femmes, Mixte, Junior (19 ans et moins) ou Master (plus de 32 ans). De plus, elle se pratique toute l’année : à l’extérieur avec deux équipes de sept joueurs ou à l’intérieur avec des équipes de cinq ou quatre individus. Le Ultimate est un sport de disque (son poids officiel est de 175g) sans contact, joué entre deux équipes. Chaque individu peut être lanceur, receveur et défenseur. L’objectif du jeu est de marquer des points dans la zone de but adverse. Un joueur ne peut courir lorsqu’il détient le disque, il fait des passes à ses coéquipiers dans n’importe quelle direction. Lorsqu’une passe est incomplète, il y a changement de l’équipe en possession du disque. Un nombre de points, habituellement de 11 à 17, est préétabli pour une joute. Chaque but compte pour un point et la durée d’une partie est généralement de 90 minutes.

Son évolution à Sherbrooke

Le sport fait son apparition dans la ville au courant de l’automne 2000 avec une quinzaine de joueurs. La première ligue officielle se formera en janvier 2001 ainsi que la première équipe de compétition, les Stakatak. En septembre 2002, c’est la création de l’Association d’Ultimate de Sherbrooke (AUS) et en février 2003, l’organisation du tournoi annuel intérieur Coup de Foudre. Aujourd’hui, il y a environ 450 adhérents dont 14 équipes scolaires, ce qui représente près de 150 jeunes. Le 24e CUC 2010 prendra place sur le campus Bishop’ s mais il y aura également des matchs au Bishop’s College School et sur le plateau Sylvie-Daigle. Quatre équipes sherbrookoises joueront pour l’occasion : deux juniors (Voodoo, Green Monsters), une féminine (Exo) et une open (Bloody Gary). Il y aura aussi une équipe de Montréal mixte (NBS) qui est composée de joueurs d’ici et de Trois-Rivières. On attend près de 1200 joueurs (une soixantaine d’équipes) et ce sera la première ville sans aéroport international accueillant le Championnat. Nous avons obtenu cet événement national grâce à l’engagement de tous les bénévoles et des fondateurs de l’association d’Ultimate de Sherbrooke. C’est aussi grâce au soutien de la ville et de l’Université. Sherbrooke est réputée pour son esprit de jeu et pour son développement exponentiel du sport surtout dans la catégorie junior.

Bénévoles recherchés

L’AUS a besoin de nombreux volontaires pour voir au bon fonctionnement du tournoi. Si vous désirez vous impliquer, consultez le www.cuc2010.com. Sur le site, il y a la description de plusieurs tâches disponibles ainsi qu’un formulaire à remplir. Être bénévole, c’est la chance unique de se familiariser avec ce sport spectaculaire et de voir le groupe Misteur Valaire en spectacle privé le samedi 14 août, pour la cérémonie de clôture. De plus, vous recevrez un chandail, une casquette, de la nourriture pendant votre présence ainsi que l’entrée gratuite aux finales du dimanche 15 août à l’Université Bishop’s. « C’est important d’avoir plusieurs bénévoles, car ça permet aux athlètes de faire leur tâche première : jouer!, ça fait également rayonner le sport dans la ville car les gens en parlent entre eux et plus on est de gens pour combler les différents postes, plus on a le temps de profiter du Ultimate… », souligne Nicolas Vanasse organisateur de l’évènement.

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