Présentation

Bonjour,

Depuis plusieurs années, je m’intéresse aux créateurs québécois, à leur parcours professionnel et personnel. J’ai d’ailleurs publié un bon nombre d’entrevues sur le site web de Bible urbaine et ces dernières ont connu une belle visibilité. Cela m’a motivée à créer un blogue qui s’intéresse particulièrement aux talents d’ici.

Que ce soit les bijoux, les vêtements, la décoration ou les produits corporels et gourmands, je suis soucieuse de consommer le plus localement possible. J’adore parler avec des gens passionnés et prendre des photos de leurs créations. Je désire par mes rencontres, vous faire découvrir de nouveaux coups de coeur québécois.

Je vous invite également à me laisser vos commentaires et vos suggestions sur mon blogue. Bonne lecture!

Vous êtes un créateur québécois et vous désirez me rencontrer? Envoyez-moi vos demandes pour une entrevue à romiquirion@hotmail.com. À bientôt!

 

 

Entrevue avec Marie-Claude Gour de MarieC dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Des créations authentiques aux coutures imaginatives

Publié le 19 novembre sur Bible urbaine
C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Terminal des croisières Espaces Dalhousie à Québec du 6 au 8 novembre 2015 dernier, que nous avons rencontré l’authentique artiste qui était affairée à s’occuper de sa clientèle à son kiosque. Malgré l’engouement du public pour ses créations, Marie-Claude Gour a pris le temps de répondre à nos questions sur son cheminement professionnel. La créatrice conçoit des vêtements féminins, confortables et polyvalents tout en y ajoutant sa touche artistique unique. Les vêtements MarieC se caractérisent par leurs coutures fantaisistes qui sont comme des œuvres en soi ainsi que ses morceaux réversibles que les femmes peuvent porter de différentes façons au gré de leurs envies.

Marie-Claude Gour a participé à quatre éditions de la Braderie de mode de Montréal et à trois éditions de Québec. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle appréciait participer à cet évènement dédié aux amateurs de mode, elle nous a fait part de son enthousiasme: «J’aime bien être présente pour voir mes clientes parce que je suis la plupart du temps seule dans mon atelier avec mes employés à faire de la création, de la gestion. C’est une occasion unique de les rencontrer et de prendre le pouls de ce qu’elles aiment. Je suis très instinctive dans ma création; je fais des morceaux que j’aime, pour moi, mais je prends en considération ce que les femmes me disent. J’ai une belle relation avec mes clientes, donc ça me fait plaisir de les rencontrer.»

L’instinctive designer a étudié en Arts plastiques au cégep et à l’université Concordia. Elle devait retourner sur le marché du travail après son deuxième enfant, mais elle a pris une période de réflexion pendant deux mois pour dénicher un métier qui la passionne. Elle ne voulait pas travailler pour quelqu’un d’autre et son intérêt pour les arts était indéniable. Ce qui est revenu, c’est l’amour pour la couture, puisqu’elle désire être créatrice de mode depuis son enfance.

La designer a commencé avec son classique pantalon trois quarts qu’elle a distribué à la boutique d’une amie située aux Îles de la Madeleine. Le public a répondu positivement à ses vêtements et son entreprise a toujours progressé par la suite. MarieC fêtera ses dix ans l’été prochain. Elle en tire comme leçon: «Quand tu te choisis vraiment profondément, quand tu choisis d’honorer qui tu es, après ça l’abondance suit. C’est mon focus dans la vie».

L’intègre créatrice est aussi artiste peintre. Elle manque de temps pour pratiquer ce loisir qui l’habite. Son rôle de mère, ainsi que son entreprise, occupent la plus grande partie de son temps, mais elle aimerait réintégrer cette passion dans sa vie pour laquelle elle conserve un profond attachement. Elle a un peu recyclé sa créativité dans ses vêtements, mais elle nous a confié qu’elle souhaiterait trouver un équilibre entre sa famille, son entreprise et la peinture.

Elle apprécie toujours être créatrice de mode, car elle a carte blanche: «Tu t’assois devant une infinie de possibilités. Il y a tellement de créateurs, tu es aussi bien de faire vraiment ce que tu aimes. Tu ne dois pas espérer plaire. Si tu essaies de faire comme les autres, tu crées à l’extérieur de toi. C’est tellement un travail difficile qu’il faut rester intègre avec la création authentique, instinctive.»

Selon l’artiste, ses créations s’adressent à des femmes qui osent choisir des vêtements qui leur ressemblent vraiment. Elles désirent des vêtements plus originaux, personnels et uniques. Ses créations ont évolué au fil du temps puisqu’elles sont davantage peaufinées dans le fini, mais la jeune femme est toujours restée fidèle à elle-même en ce qui a trait à la création.

«Au début, c’était un plus naïf. J’ai été peut-être plus à l’écoute des clientes, par la suite. Au début, je créais plus en fonction de ce que je voulais dans ma garde-robe. Je continue à faire ça, avec ce que je veux porter, mais je consulte ma liste de notes qui sont des commentaires de clientes. C’est plus professionnel, plus mature, mieux confectionné, on s’améliore toujours… Je n’ai pas de formation là-dedans, c’est vraiment ma créativité qui est ma force.»

À la Braderie de mode québécoise, Marie-Claude constate que ses clientes apprécient particulièrement ses vêtements réversibles: «Elles savent que je fais ce type de vêtements, donc elles recherchent les autres morceaux de ce genre. Ça leur permet d’avoir trois styles dans un morceau, je pense que les femmes aiment vraiment ça mettre quelque chose de différentes façons. Aussi, les choses simples, avec une petite touche originale, comme les tuniques ou les tops sont de super bons vendeurs chaque saison.»

MarieC se distingue par ses coutures originales: «L’application des lignes est vraiment ma marque de commerce. C’est ma gestuelle artistique des arts visuels qui est appliquée. Tu développes une façon instinctive de dessiner ou de peindre. On dirait que je ne peux pas m’en empêcher, c’est comme une pulsion qui sort de cette façon-là. À chaque morceau, je me laisse aller vers ce qui m’inspire. C’est comme un geste spontané», relate-t-elle.

La généreuse créatrice fera une vente les 20 et 21 novembre prochains à son atelier (160, St-Viateur Est) à Montréal. Pour découvrir ses vêtements créatifs et polyvalents, consultez son site Internet au www.mariec.ca.

 

 

Entrevue avec Marie-Josée Chagnon de Marie-Osée dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Des créations sensuelles aux mille et un détails

Publié le 12 novembre 2015 sur Bible urbaine

C’est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Terminal des croisières Espaces Dalhousie à Québec du 6 au 8 novembre 2015, que nous avons interrogé la designer attirée par cette profession depuis sa jeunesse, pour en savoir un peu plus sur son amour pour le style gothique-médiéval-victorien. La créatrice conçoit des vêtements élégants ornés de dentelles, de lacets, de guipures… Marie-Josée Chagnon offre à ses clientes une multitude de créations comme le prêt-à-porter, des robes sophistiquées pour les mariages ou pour les bals, mais également des t-shirts rock qu’elle modifie en créations originales et féminines.

Marie-Josée Chagnon participe depuis novembre 2013 à la Braderie de mode de Québec. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle appréciait participer à ce regroupement de talents québécois, elle nous a expliqué qu’elle aimait aller vers la clientèle. «Il y en a beaucoup qui osent essayer un vêtement et, ensuite, ils reviennent me revoir à la boutique. Il y a un grand engouement. Ça fait bouger la marchandise puisque des fois on fait beaucoup de démos. Avant de faire un produit, ma couturière et moi, on fait deux-trois essais, qui seront vendus pour les liquider.»

Sa griffe, qui a évolué au fil du temps tout en conservant une touche romantique, existe depuis 14 ans et elle est propriétaire de sa boutique-atelier depuis 2002. La jeune femme est attirée par les influences gothiques, médiévales et victoriennes: «Il y a une richesse que l’on ne retrouve pas dans les vêtements modernes. Je vais rechercher plus le raffinement là-dedans dans les textures, les détails», partage-t-elle. La conceptrice s’inspire des différents intérêts qu’elle a dans sa vie personnelle et de ce qu’elle voit dans les spectacles par exemple. Elle précise: «Je ne regarde pas nécessairement les tendances. Si ça tombe que ce que je crée est tendance, c’est merveilleux, mais je ne fais pas exprès nécessairement. C’est pour ça que mes clientes m’aiment aussi. C’est différent de ce que l’on peut retrouver ailleurs.»

De plus, selon la créatrice, comme elle conçoit différents types de produits, ceux-ci s’adressent alors à une population très vaste. La designer québécoise propose également à ses clientes d’adapter des t-shirts rock ou à l’effigie de séries télé pour en faire des créations plus féminines. «Ça fait longtemps que je voulais faire cela, mais j’avais jamais le temps de le mettre en branle. Je suis adepte de musique métal et quand on va à des spectacles, avant, il n’y avait pas beaucoup de filles, mais là on en voit de plus en plus. Si on veut porter le t-shirt du groupe qu’on aime, c’est trop ordinaire, pas original du tout!», constate-t-elle. Elle a eu l’idée géniale de l’adapter à sa coupe Marie-Osée et d’ajouter des détails féminins. Les gens peuvent leur apporter leur t-shirt ou elle en achète des neufs pour les transformer en créations uniques.

La propriétaire encourage d’autres créateurs de grands talents à sa boutique. C’est surtout des accessoires pour compléter ses tenues: Arcana XIII (bijoux en étain et cristal), Inchoo Bijoux (bijoux en argent), Sortilège (bijoux), Collection Gaïa (foulards en tissus recyclés) et La Boîte à Malice (bijoux en étain et alliage).

Marie-Josée Chagnon aime concevoir des vêtements pour des évènements spéciaux: «C’est tellement le fun de créer un vêtement élaboré comme une robe de mariée. C’est le moment où la personne va le porter qui est magique, ça m’attire vraiment beaucoup», précise la créatrice. Même si les matières sont plus dispendieuses et que ça prend plus de temps à créer, elle veut continuer d’offrir ce service à ses clientes puisque la créativité y est plus dense et elle s’éclate plus dans ce type de vêtement.

L’entrepreneure est enthousiaste de nous annoncer qu’elle déménagera le 1er janvier prochain dans le quartier St-Sauveur au 171, rue Saint-Vallier Ouest. Elle quitte son local sur la rue St-Jean puisque les taxes d’affaires ont soudainement augmenté, ce qui a entraîné plusieurs fermetures de commerçants à proximité. Sa nouvelle adresse sera située dans un quartier en pleine effervescence. Il y a à proximité la microbrasserie Griendel et des restaurants branchés.

Au printemps prochain, elle organisera un défilé pour présenter sa nouvelle collection, mais aussi pour souligner son nouvel emplacement. Ce sera à quelques pas de sa boutique, détails à suivre…

Pour découvrir ses créations romantiques et raffinées, visitez son site web au: www.marieosee.com.

Entrevue avec Émilie Bolduc de Création Milye dans le cadre du Salon de la Mode de Sherbrooke: Des vêtements féminins aux tissus romantiques et confortables

Publié le 18 mai 2015 sur Bible urbaine
C‘est lors de la 3e édition du Salon de la Mode de Sherbrooke que nous avons rencontré la charmante créatrice de vêtements Émilie Bolduc afin d’en savoir davantage sur son amour de la mode. La créatrice conçoit des vêtements raffinés et prêts-à-porter. Ses créations sont détaillées puisqu’elle y intègre toujours une touche de dentelle et souvent des tissus aux imprimés qui s’inspirent de la nature. Les pièces d’Émilie Bolduc embellissent les femmes et conviennent pour de multiples occasions. En plus, elles sont confortables, car la designer privilégie des fibres naturelles comme le tricot de bambou et laine.

La Magogoise a participé aux deux précédentes éditions du Salon de la Mode, cette dernière édition se déroulait au centre sportif de l’Université de Sherbrooke du 8 au 10 mai dernier. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce rassemblement qui met en valeur les talents québécois, elle nous a répondu: «Je trouve ça le fun de faire un salon de mode à Sherbrooke; il n’y en a pas beaucoup. Depuis que Sabrina Bernard d’Évolution Mode crée des évènements, cela donne une belle visibilité aux designers ainsi qu’aux boutiques. Je trouve ça intéressant de faire un évènement comme celui-là dans ma région.»

Sa grand-mère était une grande couturière et elle lui faisait des ensembles pour ses poupées et elle-même. Elle lui a d’ailleurs transmis son attirance pour la couture. La jeune femme mentionne qu’elle a étudié au cégep de Sherbrooke en arts plastiques parce qu’elle a toujours été très créative, très artiste. Elle avait une envie profonde de créer ses propres vêtements et de modifier des vêtements usagés. La designer voulait partir de ses propres idées, créer ses propres patrons et en savoir plus sur la mode. Elle a fait alors le saut à Montréal pour aller étudier au cégep Marie-Victorin en design de mode et elle a adoré son programme.

Ses études terminées, elle voulait revenir dans sa ville natale pour y travailler. Elle a eu une opportunité d’affaires, car une de ses amies est propriétaire de la boutique Passions d’Ailleurs à Magog, et cette dernière cherchait une designer qui concevait des vêtements en tricot de bambou. Pendant deux ans et demi, elle a créé des collections à l’image de cette boutique, la clientèle étant composée davantage de femmes plus âgées et plus rondes. La passionnée de textiles a beaucoup appris de cette expérience. Elle a commandé ses machines à coudre industrielles et s’est installée un atelier pour débuter chez ses parents.

«À ce moment, j’ai eu un déclic. C’est déjà un domaine pas facile, je me suis dit que tant qu’à le faire, je vais faire de quoi qui me fait triper, qui me ressemble» nous a-t-elle confiés. En 2011, Émilie a été sélectionnée par le jury de la Corporation des métiers d’art de Sherbrooke. Elle a été acceptée et c’est suite à cette reconnaissance qu’elle a fait des créations qui lui ressemblaient. Elle a commencé à approcher des boutiques. Les deux premières boutiques ont été Belle et Rebelle, située à Sherbrooke, et Maillagogo, à Montréal. Par la suite, d’autres points de vente à Montréal se sont ajoutés, en plus d’autres boutiques, comme Tribu à Magog.

La propriétaire de Création Milye doit sélectionner son tissu coup de cœur pour démarrer ses collections. Lorsqu’elle le trouve, les idées déboulent, elle mélange les tissus, bâtit sa gamme de couleurs… Ses robes dentelles sont très populaires auprès de ses clientes remarque Émilie. Ses robes de tricots sont un classique pour l’été et l’hiver, elle vend beaucoup de cardigans. La designer a ajouté qu’elle est contente de s’apercevoir que sa clientèle est quand même large: «Mes collections automne-hiver, j’en vends jusqu’à 60 ans, facilement. L’été, ma clientèle est un peu plus jeune, car les tissus sont plus minces, il y a moins de manches. Donc, je te dirais que je vends fin vingtaine jusque dans la quarantaine.»

La talentueuse conceptrice a récolté de nombreux prix pour différents concours. Elle a gagné le prix Coup de coeur du public pour une magnifique robe de mariée lors d’un défilé qui avait lieu à la deuxième édition du Salon de la Mode. Création Milye est lauréat également d’un prix pour le concours québécois en entrepreneuriat sous le volet création d’entreprise dans la catégorie Exploitation, transformation, production.

La créatrice souligne qu’il est important d’acheter des créations québécoises. Non seulement pour faire rouler l’économie d’ici, mais elle explique aussi que son entreprise fait travailler d’autres personnes comme des couturières, des tailleurs et des fournisseurs de tissus. Elle a ajouté: «Chez les designers québécois, tout le monde a sa petite touche personnelle, et c’est super original. C’est exclusif, tu vas te promener dans la rue et il n’y en aura pas cinq autres habillés comme toi. Il y a ça aussi qui est intéressant: l’exclusivité!»

Création Milye aura un kiosque au Pavillon des artisans à La Fête des vendanges de Magog, qui aura lieu du 5 au 13 septembre 2015. Pour découvrir ses vêtements et accessoires aux détails délicats et aux fibres douces, visitez son site web au www.creationmilye.com.

 

Entrevue avec Sophie Roy de Le Verre etc. dans le cadre du Salon de la Mode de Sherbrooke: Du verre aux reflets que l’on contemple

Publié le 14 mai 2015 sur Bible urbaine
C‘est lors de la troisième édition du Salon de la Mode de Sherbrooke qui avait lieu cette année au centre sportif de l’Université de Sherbrooke que nous avons rencontré la généreuse joaillière pour en savoir davantage sur son amour du verre. La créatrice conçoit de fascinants bijoux en verre dichroïque qui sont tous plus beaux les uns que les autres. Ses créations sont classiques et elles sont offertes dans un infini choix de couleurs. Chaque pièce est unique, le style est indémodable, et il convient à une clientèle très large.

Sophie Roy en était à sa première participation au Salon de la Mode qui se déroulait du 8 au 10 mai dernier. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aimait participer à cet évènement dédié au shopping, elle nous a expliqué: «Au départ, je suis quelqu’un de sociable. On rencontre plein de gens, tout le monde est gentil, il y a beaucoup d’échanges…»

L’artiste mentionne qu’elle a toujours aimé le verre, même que ça l’a toujours attiré depuis sa plus jeune enfance. Elle a débuté son cheminement avec un cours de vitrail, il y a une dizaine d’années. En 2010, après un voyage en Italie, elle découvert le réputé verre de Murano. Ce fut une révélation pour elle: un coup de cœur pour la fusion. Par la suite, elle a voulu aller plus loin dans son travail. Elle s’est inscrite à un cours de fusion pour avoir une base, mais elle à précisé que c’était beaucoup par essais-erreurs qu’elle a testé le verre dans son atelier.

«J’aime les matières naturelles. Il reste que le verre, ça part du sable. Le marbre, le granit, le bois, j’aime tout ce qui provient de la nature. À quelque part, c’est comme une continuité…» Elle a ajouté qu’elle aimerait suivre éventuellement un cours et s’équiper pour faire des perles au chalumeau. Cependant, elle doit se procurer de l’équipement dispendieux et spécifique pour cette technique: une bonbonne d’oxygène, une de propane, un autre four. La passionnée de verre ajoute: «Je dois me rééquiper en verre puisque pour le chalumeau, ça prend des baguettes de verre».

La conceptrice mentionne qu’elle aime créer. Elle se dit également très manuelle: «C’est une passion. Je monte mon verre, je monte mes bijoux. Je mets ça au four et ça va au lendemain matin avant que je l’ouvre. Chaque matin, j’ai hâte de voir ce que ça donne. Ce sont des métaux. À la chaleur, je ne sais jamais comment ça va sortir, ça donne des surprises».

La propriétaire de Le Verre etc. explique qu’elle est vraiment étonnée des commentaires qu’elle reçoit de ses clients. «Souvent, les gens me disent qu’ils n’ont jamais vu ça. Je ne suis pas la seule à faire du verre dichroïque, mais il n’y en a pas tant qui le travaillent comme moi.» Elle reçoit aussi comme commentaires qu’elle ne vend pas cher ses créations, car le verre dichroïque est une matière dispendieuse à travailler, remarque la designer. Elle fonctionne beaucoup par coups de cœur pour commander son verre.

Ses œuvres attirent une clientèle diversifiée puisque Sophie constate qu’elle vend autant aux jeunes filles qu’aux dames de 85 ans. Aussi, ses pièces ont un look multigénérationnel: «Si je vois une personne porter mes bijoux dans vingt ans, je veux que ceux-ci soient à mon goût. Je veux être encore satisfaite de ce que j’ai fait.» Le verre est en plus une matière très résistante. Une fois qu’il est cuit à 1500 degrés, ce dernier conservera sa splendeur des années durant.

Le Verre etc. participera à La Fête du Lac des Nations qui aura lieu du 15 au 20 juillet ainsi qu’au Festival des traditions du monde de Sherbrooke du 12 au 15 août prochain. Sophie a également comme projet de concevoir une boutique en ligne au cours des prochains mois. Pour découvrir ses bijoux aux couleurs fantastiques, visitez sa page Facebook au www.facebook.com/LeVerreEtc.

Entrevue avec Marie-Ève Brouillard de Cherry Bobin dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Des tissus écologiques qui embellissent tous les types de silhouettes

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Marché Bonsecours de Montréal, que nous avons rencontré la talentueuse designer pour en savoir un peu plus sur son métier. La créatrice conçoit de jolis vêtements, qui tombent parfaitement, tout en s’approvisionnant en tissus écologiques. Ses créations aux coupes qui s’adaptent à différents types de femmes se caractérisent par leurs matières douces qui sont, en plus, d’une qualité supérieure.

Marie-Ève Brouillard a participé à onze éditions de la Braderie de mode à Montréal. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce rassemblement de créateurs québécois, elle explique: «Ça nous permet d’écouler nos restants de collection des années passées, ça c’est génial. Quand on fait notre collection, on sait qu’on peut en produire des fois un peu plus, en sachant qu’on ne restera pas pris avec. Aussi, ce que j’aime beaucoup, étant donné que je n’ai pas de boutique, c’est d’être en contact avec le client. Je vois les vêtements essayés sur différents types de silhouettes. Parfois, les gens ne savent pas que nous sommes les designers, donc ils passent plein de commentaires et nous on les enregistre.»

La jeune femme a commencé dans l’industrie de la mode en complétant une technique en design de mode et, ensuite, elle a obtenu un baccalauréat en administration, profil marketing. Elle a travaillé quelques années dans l’industrie de la mode au niveau marketing et achats pour des compagnies de type lingerie. Cependant, le désir de créer sa compagnie demeurait en elle. Lorsqu’elle a eu l’opportunité de changer d’emploi, elle a décidé de faire le saut pour partir Cherry Bobin, en 2009.

La créatrice mentionne qu’elle s’inspire principalement des tissus qu’elle trouve. «On est au Québec, on a un choix de tissus quand même limité. Donc, j’aime bien partir des tissus, je vais en magasiner, je vois ceux qui me parlent, qui me donnent des idées, et après ça s’enligne naturellement. Je m’inspire beaucoup des clientes qui portent mes vêtements. Je vois c’est qui, je vois ce qu’elles aiment.» Avec le temps, la propriétaire nous confie qu’elle connaît les modèles qui sont populaires auprès de sa clientèle, donc elle essaie de réintégrer ses bons vendeurs en les modifiant légèrement.

Marie-Ève inclut les fibres naturelles dans ses collections. Elle précise qu’elle a toujours eu une fibre verte dès son plus jeune âge. «Il y a six ans, quand j’ai commencé, je trouvais que c’était plutôt du recyclé, du patchwork qui est personnellement moins mon style; je trouvais qu’il n’y avait pas une offre très grande pour les fibres naturelles.» Elle a ajouté que ses tissus, en plus d’être verts, possèdent d’autres aspects positifs, comme leur douceur, leur confort ainsi que leur qualité.

Ce n’est pas la totalité de la collection qui est conçue avec des tissus écologiques, mais la conceptrice s’est donné comme défi que tous ses tissus unis devaient être faits de fibres naturelles. D’ailleurs, son coton organique noir est tricoté à Montréal. La compagnie qui fait la teinture a également un souci de l’environnement. Bonne nouvelle: à partir de l’automne prochain, toutes ses couleurs unies en bambou seront fabriquées à Montréal.

La fondatrice de Cherry Bobin est contente de pouvoir offrir des vêtements aux coupes flatteuses, qui cachent les petites imperfections. Elle pense à un modèle de jupe qui est bien apprécié puisqu’elle cache bien le petit ventre. De plus, elle est fière de créer des robes qui camouflent bien et dans lesquelles les femmes se sentent à l’aise.

Aussi, elle vend bien des bons basiques comme les petits hauts que les clientes adorent. Elles viennent s’en procurer dans d’autres couleurs, car ils sont passe-partout. «Oui, on veut faire des vêtement super hot, mais en même temps je veux que ce soit pratico-pratique. Des vêtements que l’on peut porter à tous les jours», précise-t-elle.

Marie-Ève Brouillard sera à La Braderie de mode québécoise de Québec, qui aura lieu du 7 au 9 novembre au Terminal des croisières Espace Dalhousie. Pour découvrir ses vêtements qui mettent en valeur les femmes et qui sont douillets, visitez son site Web au www.cherrybobin.com.

Entrevue avec Guylaine Roberge de Grob dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: De charmantes créations, faciles à porter

Publié le 7 novembre 2014 sur Bible urbaine

Grob-RomiQuirion

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Marché Bonsecours de Montréal, que nous avons questionné Guylaine Roberge pour en savoir un peu plus sur son métier. La créatrice conçoit des vêtements féminins et mélange souvent les tissus, les textures et les couleurs pour créer des pièces aux multiples détails. Grob existe depuis 2006 et ses créations aux coupes classiques réinventées ont en plus l’avantage d’être confortables.

La designer participe à la Braderie de Montréal depuis 2007. Elle prendra part à cette édition de la Braderie de Québec pour la toute première fois. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle apprécie ce rendez-vous des amateurs de mode, qui fêtait son vingtième anniversaire cet automne, elle nous explique: «C’est le contact avec le public. Les seuls évènements de vente que je fais sont la braderie et les ventes d’ateliers. Voir les gens essayer mes vêtements, ça me donne des indices pour savoir ce qui fait bien. Ça permet aussi de liquider ce qui me reste des anciennes collections.»

La jeune femme nous explique qu’elle a toujours voulu être créatrice de vêtements. «J’étais toute petite et je dessinais déjà des vêtements; j’avais 6-7 ans. J’avais mon nom de griffe et je mettais des prix à côté de mes vêtements. C’est vraiment un rêve d’enfant qui s’est réalisé, que j’ai toujours conservé en moi. Je viens de Trois-Rivières et je suis allée à Montréal étudier au Collège Marie-Victorin. J’ai travaillé dans l’industrie quelques années avant de partir à mon compte.»

La créatrice mentionne qu’elle puise son inspiration dans la vie de tous les jours. «Quand je crée, il faut que j’aie envie de porter mes vêtements. Je suis inspirée quand je suis en voyage, quand j’écoute de la musique. D’une collection à l’autre, c’est jamais vraiment pareil. Je m’inspire beaucoup des tissus, des matériaux quand je vais voir mes fournisseurs. S’il y a un imprimé que j’aime, tout de suite je vois une robe là-dedans, c’est instantané.»

Elle commence toujours la création d’une collection avec les tissus qu’elle se procure chez ses distributeurs avant de dessiner ses modèles. Elle prend des échantillons de ses tissus coup de cœur. Avec cela, elle va faire des assemblages. «J’aime bien mélanger les textures, les couleurs, les mixtes», a-t-elle confié.

Guylaine partage ses préférences dans ses créations: «Je pense que mes chemisiers, à chaque collection, ils sont vraiment aimés. Ce sont toujours mes pièces favorites, je suis très chemisiers. Mes robes aussi fonctionnent beaucoup auprès de la clientèle.»

Sa clientèle cible est assez large, selon la propriétaire de Grob. Les femmes qui achètent ses vêtements se situent entre 20 et 45 ans: «Ça va dépendre de chaque modèle. J’ai des petites vestes qui peuvent faire à tout le monde. Ils sont faciles à porter, mes vêtements. Ce sont des vêtements de tous les jours.» Parmi les commentaires positifs qu’elle reçoit le plus souvent de ses clientes, sa griffe est semble-t-il très confortable, et ses tissus, vraiment doux et appréciés.

La conceptrice s’approvisionne chez des fournisseurs de tissus à Montréal. Elle précise que plusieurs autres artistes vont aussi choisir leurs tissus dans ces endroits. Entre créateurs, elle explique qu’ils essaient de se le dire lorsqu’ils sélectionnent un tissu coup de cœur. Pour ainsi éviter des modèles trop similaires, qui se retrouveraient dans les mêmes boutiques.

Guylaine Roberge sera à La Braderie de mode québécoise de Québec, qui aura lieu du 7 au 9 novembre au Terminal des croisières Espace Dalhousie. De plus, elle ouvrira les portes de son atelier au public lors du Marché de Noël avec les designers de la Grover (sur Parthenais). Ce dernier aura lieu du 11 au 14 décembre prochains. Pour découvrir ses vêtements confortables et coquets, visitez son site Web au www.grobcollection.com.

 

Entrevue avec la designer Ève Lavoie dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Sérigraphie et versatilité

Publié le 3 novembre 2014 sur Bible urbaine

EveLavoie-entrevue-Bibleurbaine-RomiQuirion

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait au Marché Bonsecours de Montréal du 23 au 26 octobre 2014, que nous avons rencontré l’humble designer pour en savoir un peu plus sur ce qui l’inspire pour l’élaboration de magnifiques collections. La créatrice conçoit des vêtements délicats qui intègrent une touche de sérigraphie. Ève Lavoie se spécifie par ses créations confortables et coquettes qu’on a le goût de porter pour plusieurs occasions de la vie quotidienne.

 

Ève Lavoie a fait plusieurs éditions de la Braderie, bien qu’elle ait commencé dans la section espace créative la première année. Elle avait bien vendu et les clientes étaient enthousiastes. Elle a donc décidé d’installer son kiosque par la suite dans la grande salle. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle appréciait participer à ce regroupement de talents québécois, qui célébrait ses vingt ans cet automne, elle nous explique: «Le contact avec les clients, puisqu’on est toujours dans l’atelier et dans notre tête à créer. Au moins on peut parler avec eux, ils peuvent nous dire ce qu’ils aiment, on peut les voir porter les vêtements, ce qui serait à améliorer, etc. Ça donne une meilleure réponse à ce que l’on fait.»

Au départ, ce n’était pas prévu que l’artiste gagne sa vie avec la création de vêtements, car elle n’a pas étudié en mode. Elle faisait des morceaux pour elle-même, comme elle ne trouvait pas de vêtements chouettes et confortables. À l’époque, elle travaillait dans un café, et les gens la complimentaient sur ses vêtements. Elle a donc commencé à en créer sur mesure pour ses clients. «Mes clients circulaient avec mes vêtements. Il y a des boutiques qui se sont montrées intéressées. J’ai commencé à faire une petite production pour elles. C’est parti comme cela et ça marchait tellement bien.»

La jeune femme, qui a un parcours en arts, mentionne qu’elle trouve un thème par saison pour ses collections: «J’ai souvent besoin d’une ligne guide pour m’inspirer. Comme cet hiver, c’est le thème chalet, donc les vêtements sont confortables, mais chics un peu». Chaque saison, la designer explique qu’elle fait des recherches autour de sa thématique et se documente un bon mois avant de commencer la production. «Si c’est un pays comme l’Islande, par exemple, je vais m’informer sur le pays, je vais voir ce qui se passe là-bas, l’architecture, la musique… Ça vient de mon parcours, j’ai l’habitude de faire de la recherche avant de commencer un projet», nous a partagés Ève.

La créatrice mentionne qu’il est important d’avoir sa touche personnelle puisqu’à Montréal les designers ont accès aux mêmes tissus. Elle se différencie par ses imprimés, car c’est la sérigraphie qui l’a amenée à faire des vêtements. Ça lui permet en plus de faire ses propres dessins, d’aller chercher ce qu’elle veut comme détails. Les imprimés attirent beaucoup de fans«Il y a des femmes qui capotent. Quand, j’ai fait un vélo, les femmes qui font du vélo voulaient absolument leur robe. Dans la dernière collection, j’ai fait des lapins et, encore là, cela a stimulé les passions.»

L’entrepreneure remarque que les gens aiment vraiment que ce soit confortable: «Je vise aussi beaucoup le confort, la versatilité. Je veux que ça soit chic et relaxe en même temps». En plus, les femmes se font souvent complimenter lorsqu’elles portent ses créations. Ce sont aussi des vêtements polyvalents qui se portent bien au travail, en soirée ou pour aller chercher les enfants.

Selon la conceptrice, ses vêtements s’adressent à la femme active, qui aime la vie et qui est dynamique. «Ce sont des vêtements qui paraissent bien et qui bougent bien. Quand tu arrives à la maison, tu n’as pas envie de les enlever», ajoute-t-elle.

Ève Lavoie sera à La Braderie de mode québécoise de Québec qui aura lieu du 7 au 9 novembre au Terminal des croisières Espace Dalhousie. Une vente d’atelier est également prévue le 28 novembre prochain. Pour découvrir ses vêtements féminins et thématiques, visitez son site Web au www.evelavoie.com.

 

 

Entrevue avec Sophie Guillemette de Kiitsch dans le cadre de la Braderie de mode québécoise: Une touche rétro et éclatée

Publié le 30 octobre 2014 sur Bible urbaine

Kiitsch

C‘est lors de la Braderie de mode québécoise, qui se déroulait le week-end dernier au Marché Bonsecours de Montréal, que nous avons rencontré la dynamique designer pour en savoir un peu plus sur sa passion pour la mode d’antan. Sophie Guillemette conçoit des vêtements uniques avec une petite touche éclatée tout en s’approvisionnant en textiles récupérés. Kiitsch existe depuis 2011 et ses créations intemporelles se caractérisent par leur look vintage, leurs couleurs osées ainsi que leurs petits ajouts punchés.

La créatrice en est à sa deuxième édition de la Braderie dans la section relève créative. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle apprécie ce rassemblement de créateurs québécois, qui fêtait son vingtième anniversaire cet automne, elle nous explique: «Non seulement il y a beaucoup de monde et c’est un évènement où il y a de la visibilité. Entre artisans, il y a une simplicité; tout le monde s’entraide. Les ventes aussi sont là, on se le cachera pas.»

La jeune femme se caractérise par son côté écologique, car elle oeuvre au niveau de la récupération de textiles depuis maintenant douze ans: «Plus les années avancent, plus je trouve ça important. J’essaie de faire ma part pour la planète, il y a tellement de tissus jetés. En même temps, ça donne justement des looks différents, des robes souvent uniques. Non seulement c’est écologique, mais c’est différent, je trouve cela hypervalorisant.» Elle produit également des accessoires comme des mitaines, des foulards et des tuques pour utiliser les surplus de tissus. Lorsque ces derniers sont trop petits, elle va même jusqu’à donner ses retailles à une autre designer.

La créatrice écologique mentionne qu’elle s’inspire du street style pour ses collections. «Je trouve qu’ils mettent souvent n’importe quoi ensemble et c’est beau. Ça me fait triper. Ce sont tous des gens qui osent plus que la moyenne, je trouve cela inspirant. Aussi, les It girls sont des blogueuses, elles courent souvent ce qui est spécial. Elles sont différentes et j’aime ça être surprise.»

Sophie ose les mélanges puisqu’elle explique que pour ses robes de Noël, elle possédait des restants de tissus dont elle ne savait pas quoi en faire. La créatrice les a alors combinés ensemble en se disant qu’un jour, une personne serait ravie par ses modèles uniques. Aussi, elle lit beaucoup de magazines de mode de type Nylon, qui sont avant-gardistes. Elle examine les photographies, ce qui lui donne des idées.

Selon la propriétaire de Kiitsch, elle se distingue par sa touche rétro. Elle explique qu’elle a toujours eu une attirance pour la mode dans le temps passé: «Les femmes étaient hot, elles étaient belles avec leurs coiffures hautes, leurs robes courtes mais avec des manches longues. Il y a quelque chose de très sexy et féminin là-dedans», nous a-t-elle partagé. Elle a ajouté que le film Gatsby est une source d’inspiration puisque les femmes ont des vêtements d’époque fascinants. Elle possède aussi une touche bling-bling qu’elle essaie d’ajouter dans plusieurs de ses modèles. «J’ai de la misère à faire quelque chose de simple, il faut toujours que j’ajoute ma petite touche, c’est moi», a-t-elle confié.

La jeune entrepreneure s’est surpassée pour sa collection automne-hiver, puisqu’en regardant son catalogue, on remarque que les morceaux sont plus classiques, même si sa petite touche funky personnelle demeure. La designer constate qu’elle est vraiment sortie de sa zone de confort. «Cette collection-là était vraiment plus classique; il y a beaucoup de noir. J’avais l’impression d’être une coche au-dessus de ce que j’avais déjà fait.»

Sophie Guillemette organisera le Salon des Artistes Récupérateurs avec Maude Léonard (Atelier Entre-Peaux) et Sophie Simard (LaZophia) en partenariat avec l’organisme Environnement Jeunesse. Cet évènement accueillera près de 50 exposants écoresponsables à l’UQÀM du 5 au 7 décembre prochain. Pour découvrir ses vêtements et accessoires audacieux et originaux, visitez son site Web au www.iamkiitsch.com.

 

Entrevue avec Gabrielle Cyrenne des bijoux de Wrebbi dans le cadre du Grand Débarras: Des bijoux d’inspiration vintage mis au goût du jour

Publié le 2 septembre 2014 sur Bible urbaine

LesbijouxdeWrebbi

C‘est lors de la huitième édition du Grand Débarras qui se déroulait aux Promenades Hochelaga-Maisoneuve que nous avons rencontré la sympathique Gabrielle Cyrenne pour connaître les raisons de son amour pour les bijoux antiques. La créatrice conçoit en effet des bijoux uniques qui sauront charmer les amatrices de look rétro. Ses créations intègrent des matières recyclées d’inspiration ancienne et ont toutes quelque chose d’unique. Les bijoux de Wrebbi, ce sont des pièces chics et uniques qui présentent en plus un côté écologique.

Gabrielle Cyrenne en est à sa deuxième participation au Grand Débarras et apprécie cet évènement où les artisans utilisent les matières recyclées. Lorsque nous lui demandons pourquoi elle aimait prendre part à ce rassemblement qui met en valeur les artisans-écocréateurs québécois, elle explique: «C’est le fait que ce soit un évènement écoresponsable. Ça me permet de présenter des produits éthiques. C’est vraiment l’essence de la récupération qui m’attirait.»

La jeune artiste a étudié en bijouterie à l’École des métiers du sud-ouest de Montréal, programme qu’elle a terminé en 2009. Elle a par la suite eu la piqûre pour concevoir des bijoux surtout à cause de la collection de boutons de sa grand-mère: «Mon grand-père fumait le cigare et ça venait avec des tubes en verre et ma grand-mère y insérait des boutons. C’était séparé par couleur, c’était super beau, donc ça m’a vraiment donné le goût de créer.»

Les boutons vintage, des vieux bijoux démontés et la dentelle récupérée sont les matières utilisées pour concevoir ses créations. Gabrielle récupère ce matériel de différentes façons. Pour ce qui est de la dentelle, elle s’en procure chez une couturière sur Ste-Catherine qui recycle les vêtements. Quand cette dernière reçoit de trop petites retailles, elle les donne à la créatrice pour ses bijoux. Aussi, elle lance des requêtes sur la page Facebook Free Stuff Montréal, ce qui lui permet de récupérer des matières dont les gens veulent se départir gratuitement et elle va les chercher ensuite.

La conceptrice, pour qui la récupération est primordiale, s’inspire des bijoux aperçus sur des gens et c’est ce qui lui donne le goût de créer. Mais c’est toujours dans l’idée d’entretenir son rapport à la récupération, à ce qu’elle trouve ici et là. «Je trouve absurde de créer abondamment plein de produits alors qu’il y a tellement de matières qui dorment un peu partout et que l’on peut réutiliser tout simplement.», nous a partagé la designer.

La propriétaire des bijoux de Wrebbi aime créer avec ses mains puisqu’elle réalise quelque chose de concret, exploite une idée et crée tout de suite un objet unique. Selon la créatrice, elle se distingue des autres par sa dentelle intégrée avec d’autres éléments, insérée dans de vieux bijoux transformés ou encollée sur des boutons, par exemple.

Ses oeuvres attirent particulièrement les jeunes travailleurs dans la trentaine ainsi que les femmes baby-boomers qui adorent les boutons, car ceux-ci valaient cher à l’époque et ça leur rappelle des souvenirs. Ses meilleurs vendeurs sont, d’après elle, «Les petits boutons que je n’ai même pas travaillés, que j’ai seulement collés sur les boucles d’oreilles. Ils sont particuliers, car on ne le retrouve plus en magasin aujourd’hui. Ce sont mes trouvailles, je ne veux pas les modifier puisqu’elles sont vraiment jolies comme ça.», a-t-elle constaté.

Pour découvrir ses bijoux au style rétro et pour être au courant des prochains évènements auxquels elle participera, visitez sa page Facebook au www.facebook.com/lesbijouxdewrebbi.

 

Entrevue avec Josée Gagnon de Miss Cocotte dans le cadre du Grand Débarras: Des pièces uniques pour exprimer son petit coté rebelle

Publié le 28 août 2014 sur Bible urbaine

MissCocotte

C‘est lors du Grand Débarras, présenté par les Promenades Hochelaga-Maisonneuve, que nous avons rencontré la talentueuse joaillière pour en savoir un peu plus sur sa passion. Josée Gagnon conçoit de magnifiques bijoux qui intègrent une touche plus ou moins imposante de cuir. Ses créations sont classiques mais possèdent aussi un petit côté rock et edgy. Miss Cocotte est polyvalente puisque ses créations conviennent à plusieurs styles et donnent du punch à nos tenues!

La créatrice participe au Grand Débarras depuis 2009 et apprécie cet évènement où les artisans utilisent les matières recyclées. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aime participer à ce regroupement de récupérateurs, elle explique: «C’est le seul évènement que je fais régulièrement parce que je trouve cela intéressant puisque ça me permet de liquider les modèles des anciennes collections. D’habitude, ça marche bien et ça me faire connaître aussi.»

La jeune entrepreneure a débuté la confection de bijoux il y a dix ans avec un petit ensemble de départ que sa sœur lui avait offert à Noël. Son entourage la complimentait sur ses créations, donc elle en faisait de plus en plus. Avant de trouver son propre style, elle s’inspirait un peu de ce qu’elle voyait dans les magasins. Lorsqu’elle est déménagée à Montréal, elle a trouvé une boutique qui vendait des lanières de cuir. «Quand j’ai utilisé le cuir, j’ai vraiment trouvé mon style à moi. J’ai continué dans cette lignée-là et Miss Cocotte est née. Ça fait sept ans.»

Le cuir est la matière de prédilection de l’artiste. Elle a commencé à intégrer cette matière un peu par hasard, ensuite elle s’est souvenue que sa tante était designer de divan. Elle a donc demandé à cette dernière si elle avait des restes de cuir: «J’ai toujours eu un petit côté rock en moi, donc le cuir m’a toujours interpellé; j’ai toujours aimé cette matière, ça me représente vraiment bien. Avec les retailles de cuir de ma tante, ça ajoute en plus un aspect de récupération intéressant», constate-t-elle.

La créatrice de bijoux mentionne qu’elle s’inspire beaucoup des matières pour ses collections: «Je ne fais pas de croquis, je trouve les pièces et ensuite je décide quoi faire avec. Les matières m’inspirent et j’essaie de garder un fil conducteur dans l’esthétique de mes créations. J’ai utilisé du quartz pour ma nouvelle collection qui va sortir en septembre. C’est les cristaux de quartz bruts qui m’ont inspirée, c’est ce qui a dicté un peu le design de la nouvelle collection.» De plus, on constate qu’elle utilise beaucoup le noir dans ses pièces, car elle trouve cette couleur classique comme elle se marie bien avec divers vêtements.

La propriétaire de Miss Cocotte explique qu’elle est vraiment contente lorsque les gens lui disent que son travail est différent. «C’est un avantage quand tu essaies de prendre ta place dans un milieu compétitif comme celui-là, c’est de voir que les gens te reconnaissent par ton style et ne te confondent pas avec un autre créateur», partage la designer.

Josée Gagnon exerce également le métier de nutritionniste. Elle précise que la création de bijoux vient balancer le côté plus rationnel de son travail. La jeune femme a besoin d’exprimer son côté artistique et cette passion lui apporte une fierté. Cependant, elle précise qu’il n’est pas toujours évident de combiner ses deux métiers, qui occupent beaucoup de son temps.

Surveillez la prochaine collection de Miss Cocotte HÉMISPHÈRE qui sera disponible fin septembre. Pour découvrir ses bijoux originaux, visitez son site Web au www.misscocotte.com.