The Cat Empire, Steal The Light, un son éclectique d’une joie contagieuse

cat133

Le réputé groupe australien, originaire de Melbourne, est de retour avec Steal The Light, un album coloré qui marque leur dixième anniversaire d’existence. Un retour à l’essence même de ce qu’est leur musique : un assemblage de rythmes, de mélodies accrocheuses et d’énergie positive. Une trame sonore estivale qui fera certainement danser les foules!

Difficile de définir l’univers musical du collectif puisqu’il saute souvent d’un style à l’autre au coeur d’une même chanson : jazz, reggae, funk, ska, hip-hop, gypsy… Repoussant constamment leurs limites, explorant divers styles et sonorités, The Cat Empire innove encore. Les membres permanents du groupe sont Oliver McGill (claviers), Ryan Monro (basse), Felix Riebl (percussions et chant), Harry James Angus (trompette et chant), Will Hull-Brown (batterie) et Jamshid Khadiwala (DJ et percussions). À ce noyau de base se joint The Empire Horns composé de Ross Irwin (trompette) et de Kieran Conrau (trombone).

Plusieurs idées maîtresses du dernier l’album ont pris forme à La Nouvelle-Orléans puisque le chanteur Felix Riebl a séjourné deux mois en Louisiane. Captivé par une récente édition du célèbre Festival de jazz du Vieux-Carré, il a voulu s’imprégner de l’atmosphère pour l’ébauche de nouveaux morceaux. Harry James Angus, l’autre auteur-compositeur du groupe, a ensuite complété ces compositions en les parsemant de ses idées. On entend très bien cette inspiration et le groupe retrouve leur spontanéité qui se dégageait sur l’album Two Shoes (2005). Ce dernier a d’ailleurs obtenu un succès immense puisqu’il a été classé numéro un des ventes en Australie. Les opus qui ont suivi, So Many Nights (2007) et Cinema (2010), m’avaient moins enchantée. Leurs enregistrements trop proprets, sans grand rebondissement, enlevaient la touche de folie originale qui caractérise la bande.

Reste que The Cat Empire c’est bon sur album, mais tellement mieux sur scène! Le live permet aux musiciens de déployer leur côté festif et éclaté, de laisser place à de fulgurantes improvisations… La formation possède une solide section de cuivres, des percussions latines, des tables tournantes groovy de même que deux chanteurs qui se complètent bien : Harry possède une voix puissante (il est également un excellent trompettiste) tandis que Felix a une voix relaxe aux influences reggae…

Le sextuor sera d’ailleurs à Montréal le 5 juillet dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal ainsi qu’au Festif de Baie-Saint-Paul le 28 juillet.