Entrevue avec Sophie Roy de Le Verre etc. dans le cadre du Salon de la Mode de Sherbrooke: Du verre aux reflets que l’on contemple

Publié le 14 mai 2015 sur Bible urbaine
C‘est lors de la troisième édition du Salon de la Mode de Sherbrooke qui avait lieu cette année au centre sportif de l’Université de Sherbrooke que nous avons rencontré la généreuse joaillière pour en savoir davantage sur son amour du verre. La créatrice conçoit de fascinants bijoux en verre dichroïque qui sont tous plus beaux les uns que les autres. Ses créations sont classiques et elles sont offertes dans un infini choix de couleurs. Chaque pièce est unique, le style est indémodable, et il convient à une clientèle très large.

Sophie Roy en était à sa première participation au Salon de la Mode qui se déroulait du 8 au 10 mai dernier. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle aimait participer à cet évènement dédié au shopping, elle nous a expliqué: «Au départ, je suis quelqu’un de sociable. On rencontre plein de gens, tout le monde est gentil, il y a beaucoup d’échanges…»

L’artiste mentionne qu’elle a toujours aimé le verre, même que ça l’a toujours attiré depuis sa plus jeune enfance. Elle a débuté son cheminement avec un cours de vitrail, il y a une dizaine d’années. En 2010, après un voyage en Italie, elle découvert le réputé verre de Murano. Ce fut une révélation pour elle: un coup de cœur pour la fusion. Par la suite, elle a voulu aller plus loin dans son travail. Elle s’est inscrite à un cours de fusion pour avoir une base, mais elle à précisé que c’était beaucoup par essais-erreurs qu’elle a testé le verre dans son atelier.

«J’aime les matières naturelles. Il reste que le verre, ça part du sable. Le marbre, le granit, le bois, j’aime tout ce qui provient de la nature. À quelque part, c’est comme une continuité…» Elle a ajouté qu’elle aimerait suivre éventuellement un cours et s’équiper pour faire des perles au chalumeau. Cependant, elle doit se procurer de l’équipement dispendieux et spécifique pour cette technique: une bonbonne d’oxygène, une de propane, un autre four. La passionnée de verre ajoute: «Je dois me rééquiper en verre puisque pour le chalumeau, ça prend des baguettes de verre».

La conceptrice mentionne qu’elle aime créer. Elle se dit également très manuelle: «C’est une passion. Je monte mon verre, je monte mes bijoux. Je mets ça au four et ça va au lendemain matin avant que je l’ouvre. Chaque matin, j’ai hâte de voir ce que ça donne. Ce sont des métaux. À la chaleur, je ne sais jamais comment ça va sortir, ça donne des surprises».

La propriétaire de Le Verre etc. explique qu’elle est vraiment étonnée des commentaires qu’elle reçoit de ses clients. «Souvent, les gens me disent qu’ils n’ont jamais vu ça. Je ne suis pas la seule à faire du verre dichroïque, mais il n’y en a pas tant qui le travaillent comme moi.» Elle reçoit aussi comme commentaires qu’elle ne vend pas cher ses créations, car le verre dichroïque est une matière dispendieuse à travailler, remarque la designer. Elle fonctionne beaucoup par coups de cœur pour commander son verre.

Ses œuvres attirent une clientèle diversifiée puisque Sophie constate qu’elle vend autant aux jeunes filles qu’aux dames de 85 ans. Aussi, ses pièces ont un look multigénérationnel: «Si je vois une personne porter mes bijoux dans vingt ans, je veux que ceux-ci soient à mon goût. Je veux être encore satisfaite de ce que j’ai fait.» Le verre est en plus une matière très résistante. Une fois qu’il est cuit à 1500 degrés, ce dernier conservera sa splendeur des années durant.

Le Verre etc. participera à La Fête du Lac des Nations qui aura lieu du 15 au 20 juillet ainsi qu’au Festival des traditions du monde de Sherbrooke du 12 au 15 août prochain. Sophie a également comme projet de concevoir une boutique en ligne au cours des prochains mois. Pour découvrir ses bijoux aux couleurs fantastiques, visitez sa page Facebook au www.facebook.com/LeVerreEtc.

romi

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