Une journée pour se sentir choyée…


Publié sur le site du Projet Cendrillon

Le  Projet  Cendrillon  a  été  lancé  par  quatre finissantes du programme de technique de  Commercialisation de la mode au Séminaire de Sherbrooke ainsi que leur professeure, Nathalie Labrecque. Il a pour mission de venir en aide aux jeunes filles du secondaire ayant une situation financière précaire désirant aller à leur bal de fin d’études.

Un projet humanitaire…

L’idée provient de Nathalie Labrecque qui entend parler d’un programme à Toronto (www.corsageproject.ca) qui vient en aide depuis maintenant 11 ans aux jeunes finissantes de milieux défavorisés. La responsable du programme espère qu’une équipe choisira ce thème. Lors de la sélection de leur projet de fin d’études en août 2010, Noémie Champagne, Sara Bourdon-Paradis, Ninia Piol Phan et Joannie Roy ont relevé ce défi; une première au Québec! « On ne savait pas trop par quoi commencer et il a fallu s’adapter, car le projet est toujours en élaboration et continue de l’être », explique Sara qui s’occupe du suivi des écoles.

Aujourd’hui, il en coûte au minimum 500 $ à une jeune fille pour qu’elle puisse assister   à son bal de finissants. Le Projet Cendrillon fournira la robe, les accessoires, la coiffure, le maquillage ainsi que le billet d’entrée à 13 étudiantes de la région de l’Estrie. Pour recueillir les fonds nécessaires, l’équipe a participé à plusieurs concours, fait de  la publicité, organisé un pizzathon, vendu des bracelets… Pour l’occasion, la boutique Sous les projecteurs a offert une robe neuve et le designer Simon Chang a donné 20 de ses créations.

L’équipe a sélectionné les écoles où elle pouvait expliquer aux élèves le fonctionnement de leur cause. Plusieurs écoles ont refusé de recevoir les étudiantes alors, elles ont élargi leur périmètre jusqu’à Magog et East Angus. « La sélection des candidates s’est effectuée sur notre site web, donc ce processus a permis de garder l’anonymat. Notre choix était plus objectif puisqu’on se basait sur des lettres de présentation », précise Nathalie. Ce projet se distingue des autres, car il a constamment été adapté et il vise à aider la communauté, donc les étudiantes seront notées différemment et davantage sur la performance. Le 20 avril prochain, lorsque les spécialistes externes viendront évaluer leur kiosque, les étudiantes auront du concret à leur montrer.

Générosité

Les élèves ont organisé deux collectes à Sherbrooke et Montréal, mais ça n’a pas toujours été facile de recueillir des robes, bijoux, souliers et accessoires usagés. « Plusieurs promettaient de venir porter des objets, mais ils ne sont pas venus… C’est à partir du mois de février que la collecte des dons a commencé à rapporter », constate Ninia, responsable des communications. Cependant, le souper de la Fondation du Séminaire de Sherbrooke a permis d’amasser  une belle somme d’argent. Également, cet évènement a donné l’opportunité  aux membres de l’équipe d’expliquer leur projet.  Les gens étaient sensibles à leur cause et voulaient se rendre utiles pour les   étudiantes dans le besoin.

Par la suite, elles ont fait la rencontre des jeunes candidates  par  le  biais  de  la soirée Cupcake. Les participantes et leurs familles étaient très reconnaissantes d’avoir de l’aide. « C’était touchant de voir comment elles étaient heureuses. De plus, les parents qui accompagnaient leurs filles avaient l’air rassuré, ça leur ôtait un poids », remarque Joannie, responsable des dons matériels. Lors de cette soirée, il y a aussi eu un tirage parmi les candidates pour le Prix des Anciennes. Les boutiques Kitsch, Pieces et La Signare, dont les propriétaires sont des anciennes du programme, ont remis un prix à une jeune femme qui avait un intérêt marqué pour la mode et un esprit entrepreneur.

Avenir

Les quatre finissantes ont reçu de l’aide de collègues de première et de deuxième année pour combler les demandes des Cendrillons. Des stylistes ont complété les demandes de candidates qui furent respectées selon leurs choix. Le projet Cendrillon se poursuivra l’année prochaine,  mais ce sera plutôt un comité étudiant impliquant  tous les élèves en Commercialisation de  la mode. Le groupe n’aura pas à se soucier  de l’étude de marché et les gens s’engageront  plus facilement étant donné qu’ils le connaissent. Les objets s’accumuleront pour créer une banque pour les années suivantes. Aussi,  il y a des associations avec des friperies et des  boutiques.

« Je crois que d’autres villes vont s’inspirer de nous, car le besoin est là et il est partout! On pourrait même créer des partenariats et avec davantage de commanditaires, nous pourrions éventuellement aider les garçons », souhaite Nathalie. Pour une femme, il est souvent difficile de se départir d’une robe puisque des souvenirs émotifs y sont rattachés. Comme le souligne la responsable du projet de fin d’études : « Celles-ci dorment dans les garde-robes, mais elles peuvent avoir une deuxième vie… » Pour ainsi, permettre à de jeunes filles de célébrer une étape cruciale dont elles se souviendront longtemps…