Une expérience toute féminine

Photo : Romi Quirion

Publié dans le Journal de rue du mois d’octobre 2010 et sur le site de la boutique Kitsch.

Le 1er septembre 2010, c’était le coup d’envoi de la boutique Kitsch située au 113, rue Frontenac. Il y avait beaucoup de monde au 5 à 7 d’ouverture et les propriétaires étaient débordées afin de satisfaire la demande des fashionistas assoiffées de dernières tendances! À l’intérieur, le décor est accueillant et très girly : des fauteuils en velours rose, des cabines d’essayage aux rideaux fleuris, de vieux calorifères, un beau plancher de bois…

Complicité

Jessika Wilson et Stéphanie Dubreuil se sont connues au Séminaire de Sherbrooke en commercialisation de la mode. Les étudiantes ont développé leur projet de fin d’études avec Audrey Lambert-Galipeau. Celui-ci consistait à bâtir en équipe une entreprise de détail ou de services. Les secteurs suivants étaient développés et expliqués à un jury externe : la planification budgétaire, l’aménagement commercial ainsi que le plan publicitaire et promotionnel. Le jour de la présentation des projets, des spécialistes reconnus du monde des affaires de l’Estrie, évaluaient les kiosques sur différents domaines de l’industrie (l’analyse préliminaire, les achats, l’étude de marché…). Également, les étudiants du collégial et du secondaire étaient invités à voter pour leur kiosque coup de coeur. « Nous avons remporté le prix coup de coeur en 2009 avec plus de 50 % des votes. La responsable du programme a confirmé que c’était de loin la première fois que les votes étaient aussi tranchants », souligne Stéphanie.

Après leurs études, elles ont travaillé pour des entreprises de mode, mais l’envie d’avoir leur propre commerce et de travailler pour elles-mêmes demeurait. Les associées ont les mêmes goûts, la même vision et un investisseur les a encouragées à concrétiser leur rêve. « Nous avons vite compris avec l’étude de marché qu’il y avait bel et bien de la demande pour ce genre de boutique à Sherbrooke. Les filles venaient nous questionner sur l’emplacement et ce qu’on allait vendre », constate Stéphanie. Les jeunes entrepreneuses se sont divisé les tâches comme suit : Jessika se charge de l’administration et des communications tandis que Stéphanie s’occupe des achats et des relations avec les fournisseurs.

Une boutique différente…

L’endroit, aux allures de boudoir, s’adresse d’abord aux jeunes femmes de 15 à 25 ans. « Onvalorise le bien-être des filles et on veut leur faire découvrir de nouveaux styles. Ici, il n’y a pas juste du x-small car ce n’est pas la réalité. On n’encourage pas un modèle de femme, on offre de la diversité dans les grandeurs et les goûts », précise Jessika. Elle poursuit : « On veut une ambiance de magasinage légère, amicale, joyeuse… » Les copropriétaires vont même offrir un service de réservation du local en soirée après les heures régulières le lundi, le mardi, le mercredi ou le samedi. Elles peuvent ouvrir pour un groupe de dix personnes et plus. C’est parfait pour célébrer un anniversaire ou simplement pour une soirée de filles! « La clientèle sherbrookoise a ses habitudes, est fidèle à ses boutiques et se soucie davantage de ce que pensent les autres à propos de leur look. On veut leur faire apprivoiser le nouveau, les faire oser! », ajoute Jessika. Les businesswomans se démarquent en vendant des marques que l’on ne retrouve pas ailleurs à Sherbrooke. Il y en a même deux qui sont des exclusivités au Canada (DimePiece Designs et Sauce). Les prix sont accessibles sans pour autant mettre de côté la qualité. Chaque vêtement est un coup de coeur choisi par les propriétaires que ce soit pour sa coupe, sa couleur ou son style… Et bien sûr, chaque morceau sera disponible en quantité limitée. Allez-y, osez Kitsch!

Remerciements

Merci à ma correctrice qui m’est d’une aide précieuse : Andrée Pelletier.

Je remercie également : Pedro Mendonça pour ma photo de blogue et Sylvain Lussier pour ses photos dans mes articles sur MURIRS et Grüv’n brass.

Musée de la rue

Photo : Sylvain Lussier

 

Publié dans le Journal de rue du mois de septembre 2010 et sur le site de MURIRS.

M.U.R.I.R.S. signifie Murales urbaines à revitalisation d’immeubles et de réconciliation sociale. Créé en 1999, cet organisme à but non lucratif a permis la réalisation de onze murales criantes de vérité. Ce sont des artistes de la région qui expriment leurs talents et qui améliorent le décor urbain favorisant ainsi l’activité touristique.

Rigueur

L’organisme a eu accès à des subventions grâce à l’acharnement de Serge Malenfant, président et fondateur. D’abord, l’artiste a observé les muralistes les plus renommés d’Europe et d’Amérique du Nord. Ensuite, il a fait des démarches pour convaincre la population de la faisabilité et des bénéfices de son projet. Pour démontrer à la ville le potentiel économique de son idée, il prit pour exemple le village de Chemainus en Colombie-Britannique. Celui-ci accueille 400 000 touristes chaque année depuis qu’il s’est doté de 42 murales. Hélène Fleury a donné une formation de muralistes aux peintres  composant l’équipe. Elle est connue pour enseigner des techniques de trompe-l’oeil.  « On a créé nos outils, notre technique et on est fier de former et  de faire travailler des artistes d’ici. » Ce n’est pas toujours le cas ailleurs! À Québec, par exemple, pour la Fresque des Québécois réalisée en 1999, les artistes étaient majoritairement Lyonnais.

Préparation

Quand je demande au président de M.U.R.I.R.S. quelle oeuvre a été la plus difficile à réaliser, il m’explique : « Chaque fois, on frappe un mur! Il y a toujours des imprévus qui ralentissent le processus de production. On ne fait pas seulement peindre une murale, il y a plusieurs contrats à signer et il faut s’entendre avec le propriétaire du bâtiment avant de pouvoir commencer le travail. » Le mur dirige le contenu de l’oeuvre par sa dimension, son style architectural, son histoire et son environnement. Après, une recherche historique est entreprise pour les détails architecturaux, les photos de références et les objets d’époque. Une séance photos de personnages fictifs est nécessaire avant que ceux-ci soient illustrés. Ils sont costumés avec les habits d’antan et sont placés comme ils doivent être peints. Lorsqu’on voit les murales de loin, on croit vraiment que ce sont des gens réels. L’équipe sherbrookoise se différencie des autres car ses artistes ne reproduisent pas une personne historique à partir d’une toile, ils mettent plutôt les individus en interaction. Si on porte attention aux petits détails, il y a également plusieurs éléments dispersés qui reviennent (coccinelles, lutins, mouches…) sur chacune des fresques. L’organisme a aussi réalisé un concept novateur et unique avec la murale à 180 degrés (coin Bowen et King).

Mérites et projets

Les artistes ont été couronnés Personnalité centre-ville 2003. Ils ont également reçu les prix du Mérite estrien culture 2004 et des Leaders estriens culture 2009. Serge Malenfant, quant à lui, s’est mérité le prix Imelda-Lefebvre de l’engagement communautaire de la Société Saint-Jean-Baptiste. De plus, le collectif a déposé un dossier de candidature pour accueillir en 2012, le 8e congrès international : Global Mural Arts and Tourism Conference.

Lorsque j’interroge l’initiateur de M.U.R.I.R.S. sur le nombre de murales qu’il désire réaliser, il me répond à la blague qu’il s’arrêtera à la muraille de Chine. En fait, il n’a pas vraiment de limites pour son groupe qui est reconnu comme une sommité dans cette forme d’art. Toutefois, il aimerait faire de plus petites fresques de styles variés. La 11e murale verra le jour sur le Comptoir familial et aura pour thème les différentes légendes d’ici. Le passionné d’histoire trouve important d’illustrer l’histoire de la région, car il constate que peu de gens connaissent leurs racines.

Par le biais du dépliant intitulé Sherbrooke, terre des fresques murales, un itinéraire peut être parcouru à pied, à vélo, en moto ou en auto, et ce, en toutes saisons. Les visiteurs pourront s’enthousiasmer devant les dix fresques accomplies par plus d’une trentaine d’artistes depuis 2002. Vous pouvez aussi faire la tournée des grandes murales avec le tour guidé Par le Chemin des fresques. Et finalement, en première mondiale, Mémoire vive, un circuit patrimonial interactif utilisant le iPad est disponible en location au Bureau d’information touristique de Sherbrooke, à la Société d’histoire et au Musée de la nature et des sciences.

Sherbrooke, à vos frisbees!!!

Photo : Paul Simpson

Publié dans le Journal de rue du mois d’août 2010 et sur le site de l’Association d’Ultimate de Sherbrooke.

Ultimate : Sport sensationnel qui met continuellement à l’épreuve la rapidité, la résistance et la souplesse des joueurs. Du 12 au 15 août 2010 à l’Université Bishop’ s de Lennoxville, venez assister au Championnat Canadien d’Ultimate Frisbee pour voir des matchs remplis d’action, de courses folles, de plongeons éblouissants et de sauts impressionnants!

Un sport méconnu…

En 1940, des étudiants du campus de Yale finissent leur repas en se lançant des moules à tartes de la Frisbie Pie Compagny, fournisseur officiel de l’université. Plusieurs années plus tard, un de ces étudiants reproduit ce moule en plastique : le frisbee est né! Le premier match fut joué en 1968 sur les terrains de la Colombia High School à Maplewood, New Jersey. Aujourd’hui, il y a des centaines de milliers de joueurs répartis dans plus de 42 pays. « C’est un sport jeune et peu connu. Les responsables sportifs ont encore tendance à miser sur les sports traditionnels pour faire rayonner leur école. Le recrutement des jeunes est alors plus facile et la structure administrative est déjà en place », constate l’entraîneur de l’équipe Open civile et universitaire de Sherbrooke, Nicolas Vanasse.

Le Ultimate est une combinaison entre le football, le terrain étant semblable, le basketball, pour l’utilisation du pied pivot et le soccer, pour son action continue. Mais il est unique puisque ses parties sont autoarbitrées. Les joueurs sont donc responsables du bon déroulement du jeu en appliquant les règles. Cependant, des observateurs peuvent intervenir à la demande des participants lors de compétitions importantes. Lorsqu’une infraction est commise par inadvertance, on essaie de reprendre le jeu dans la situation la plus proche possible de celle rencontrée avant la faute. Également, l’esprit sportif est très valorisé. Le joueur de l’équipe Bloody Gary me l’explique ainsi : « Ça renforce l’esprit de jeu sans pour autant nuire à la compétition. Tu respectes ton adversaire et tu essaies de le battre de façon loyale. C’est un sport très physique, très intense, mais aussi très gentleman. Il n’y a jamais de débordements au Ultimate. »

On retrouve plusieurs divisions dans cette activité : Open (hommes), Femmes, Mixte, Junior (19 ans et moins) ou Master (plus de 32 ans). De plus, elle se pratique toute l’année : à l’extérieur avec deux équipes de sept joueurs ou à l’intérieur avec des équipes de cinq ou quatre individus. Le Ultimate est un sport de disque (son poids officiel est de 175g) sans contact, joué entre deux équipes. Chaque individu peut être lanceur, receveur et défenseur. L’objectif du jeu est de marquer des points dans la zone de but adverse. Un joueur ne peut courir lorsqu’il détient le disque, il fait des passes à ses coéquipiers dans n’importe quelle direction. Lorsqu’une passe est incomplète, il y a changement de l’équipe en possession du disque. Un nombre de points, habituellement de 11 à 17, est préétabli pour une joute. Chaque but compte pour un point et la durée d’une partie est généralement de 90 minutes.

Son évolution à Sherbrooke

Le sport fait son apparition dans la ville au courant de l’automne 2000 avec une quinzaine de joueurs. La première ligue officielle se formera en janvier 2001 ainsi que la première équipe de compétition, les Stakatak. En septembre 2002, c’est la création de l’Association d’Ultimate de Sherbrooke (AUS) et en février 2003, l’organisation du tournoi annuel intérieur Coup de Foudre. Aujourd’hui, il y a environ 450 adhérents dont 14 équipes scolaires, ce qui représente près de 150 jeunes. Le 24e CUC 2010 prendra place sur le campus Bishop’ s mais il y aura également des matchs au Bishop’s College School et sur le plateau Sylvie-Daigle. Quatre équipes sherbrookoises joueront pour l’occasion : deux juniors (Voodoo, Green Monsters), une féminine (Exo) et une open (Bloody Gary). Il y aura aussi une équipe de Montréal mixte (NBS) qui est composée de joueurs d’ici et de Trois-Rivières. On attend près de 1200 joueurs (une soixantaine d’équipes) et ce sera la première ville sans aéroport international accueillant le Championnat. Nous avons obtenu cet événement national grâce à l’engagement de tous les bénévoles et des fondateurs de l’association d’Ultimate de Sherbrooke. C’est aussi grâce au soutien de la ville et de l’Université. Sherbrooke est réputée pour son esprit de jeu et pour son développement exponentiel du sport surtout dans la catégorie junior.

Bénévoles recherchés

L’AUS a besoin de nombreux volontaires pour voir au bon fonctionnement du tournoi. Si vous désirez vous impliquer, consultez le www.cuc2010.com. Sur le site, il y a la description de plusieurs tâches disponibles ainsi qu’un formulaire à remplir. Être bénévole, c’est la chance unique de se familiariser avec ce sport spectaculaire et de voir le groupe Misteur Valaire en spectacle privé le samedi 14 août, pour la cérémonie de clôture. De plus, vous recevrez un chandail, une casquette, de la nourriture pendant votre présence ainsi que l’entrée gratuite aux finales du dimanche 15 août à l’Université Bishop’s. « C’est important d’avoir plusieurs bénévoles, car ça permet aux athlètes de faire leur tâche première : jouer!, ça fait également rayonner le sport dans la ville car les gens en parlent entre eux et plus on est de gens pour combler les différents postes, plus on a le temps de profiter du Ultimate… », souligne Nicolas Vanasse organisateur de l’évènement.

Fanfare dynamite!

Photo : Sylvain Lussier

Publié dans le Collectif de juin 2012.

 

Ce sont des amis natifs de Sherbrooke, ce sont des musiciens complices et chevronnés, c’est une formation constituée exclusivement d’instruments à vent et de percussions, c’est un répertoire musical unique, ce sont des spectacles festifs et éclatés : c’est GRÜV’N BRASS!

Création

Fondé en 2002, le groupe est constitué de cinq membres: Sébastien Hinse (percussions), Robert-Étienne Siméon (saxophones, composition), Olivier Hébert (trombone, composition), Jean-Philippe Dutil (sousaphone) et David Robitaille (trompette). Plus tard, Manuel Tremblay s’est ajouté aux percussions dans le but de décomposer la batterie. Aujourd’hui, la formation est encore plus puissante, car elle intègre neuf instrumentistes. Le brass band définit son univers musical comme étant « funky » et « groovy » aux accents « world-jazz ». « GRÜV’N BRASS est unique entre autres, par son énergie contagieuse et son authenticité! Ça ne court pas les rues des ensembles de cuivres et de percussions qui écrivent leurs propres compositions », explique Robert-Étienne Siméon.

Distinction

En 2008, les Sherbrookois ont participé au festival Sites en scène à Brouage en France, où ils étaient jumelés à une fanfare française. L’année suivante, cette rencontre a engendré une tournée conjointe France-Québec. Pour l’occasion, ils ont formé un ensemble de cuivres franco-québécois de onze personnes. Pour les soutenir, ils ont fait appel à l’Office Franco-Québécois pour la jeunesse afin d’obtenir de l’aide financière et leur demande a été retenue. Ensuite, l’OFQJ a référé le projet aux Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) qui souligne l’excellence du rayonnement des jeunes à l’étranger. Parmi près de 4300 participants, le groupe est lauréat du prix LOJIQ 2010, volet culture. La même année, ils ont également été récipiendaires d’une bourse du Conseil des Arts et Lettres du Québec, volet recherche et création.  « Avec cette bourse, nous avons eu la chance de travailler avec le comédien et metteur en scène Jean-Moïse Martin. Il nous a aidés à élaborer des mises en scène en fonction des différentes compositions », spécifie le saxophoniste de groupe.

Réalisations

L’ensemble a lancé un premier album en 2008 et en a sorti un second à l’été 2010 (On Tour for the Week End). Sur ce dernier, on retrouve une batterie à quatre mains (Sébastien Hinse à la caisse claire et Manuel Tremblay à la grosse caisse) qui ajoute de l’intensité au répertoire en plus d’être fascinante à regarder. La fanfare a aussi collaboré sur l’album La Part du Feu du groupe Le Vent du Nord, rencontré à Brouage, lors de leur tournée en France. Cette collaboration leur a entre autres permis de participer au festival Chants de Vielles, organisé par l’équipe du Vent du Nord. En 2011, GRÜV’N BRASS s’est produit au Festival Jazz & Blues d’Edmundston, au Oakville Jazz Festival ainsi qu’au gala Salut aux Talents de Radio-Canada.

Après les avoir vus à plusieurs reprises, je constate qu’ils sèment la bonne humeur sur leur passage et leur musique en fait danser plus d’un! Le groupe se produira le 23 juin au parc Jacques-Quartier dans le cadre de la Saint-Jean-Baptiste ainsi qu’au Festival d’été de Québec les 12, 13, 14 et 15 juillet. Pour plus d’informations sur les membres et pour entendre plusieurs de leurs compositions, je vous invite à visiter leur très attrayant site web au www.gruvnbrass.com

                                                                                                                                                                                             Photo: Sylvain Lussier



Présentation

Bonjour,

Depuis plusieurs années, je m’intéresse aux créateurs québécois, à leur parcours professionnel et personnel. J’ai d’ailleurs publié un bon nombre d’entrevues sur le site web de Bible urbaine et ces dernières ont connu une belle visibilité. Cela m’a motivée à créer un blogue qui s’intéresse particulièrement aux talents d’ici.

Que ce soit les bijoux, les vêtements, la décoration ou les produits corporels et gourmands, je suis soucieuse de consommer le plus localement possible. J’adore parler avec des gens passionnés et prendre des photos de leurs créations. Je désire par mes rencontres, vous faire découvrir de nouveaux coups de coeur québécois.

Je vous invite également à me laisser vos commentaires et vos suggestions sur mon blogue. Bonne lecture!

Vous êtes un créateur québécois et vous désirez me rencontrer? Envoyez-moi vos demandes pour une entrevue à romiquirion@hotmail.com. À bientôt!